Cinq comics à lire pour Halloween - Comics Prime

Halloween c’est déjà la semaine prochaine ! À cette occasion la rédac vous a concocté un petit top 5 des comics qui vous feront frissonner, toutes ces lectures ont été chroniquées sur Comics Primes. Bonne lecture et n’hésitez pas à nous dire en commentaire quel est VOTRE top 5 des comics à lire pour Halloween !

Wytches

 1 tome paru (série en cours)

Scénario : Scott Snyder
Dessin : Jock
Couleur : Matt Hollingsworth
Contient : Wytches vol.1 (#1-6)
Édition VO : Image Comics
Édition VF : Urban Comics

Charlie Rooks et sa femme Lucy décident d’emménager  dans une petite village du New Hampshire, pour fuir non seulement les tracas de la ville mais aussi tenter d’oublier un lourd passé qui a marqué leur famille et plus particulièrement leur fille Sailor. Jeune adolescente introvertie et rongée par l’anxiété, son père a essayé plusieurs fois de l’aider, souvent de manière très maladroite… mais une chose est certaine, Charlie aime sa fille plus que tout au monde. Celle-ci est aussi une source d’inspiration, en effet illustrateur et écrivain à succès, il n’hésite pas utiliser les caractéristiques de Sailor pour les transposer sur papier. Sa femme Lucy est clouée dans une chaise roulante et travaille dans un hôpital en tant qu’infirmière. Comme je l’ai dit plus haut la famille Rooks a un lourd secret qu’elle tente par tout les moyens de préserver, mais celui-ci va resurgir très vite. Et oui, dans ce petit village où tous les habitants se connaissent, les cachotteries sont vite exposées aux yeux de tous. Et puis pour terminer le tableau, il y a cette forêt, touffue, sombre, où chaque arbre a un air menaçant, où chaque bruit déchire le silence de plomb qui règne sur cette parcelle du New Hampshire…

Vous pouvez lire la chronique complète ici

Wytches est une belle découverte, et je vais vous avouer quelque chose, j’ai eu quelques appréhensions lorsque j’ai vu que c’était Snyder au scénario. D’abord parce que je lui reproche ses longueurs d’écriture (oui c’est de Batman que je parle !) où il s’étend sur des choses qui ne servent pas vraiment le récit. Ensuite, parce que à force de lire du Snyder/Batman on arrive presque à deviner ce qu’il va faire, comment il va s’amuser à torturer ce pauvre Bruce toujours avec les même ficelles qui ont fait son succès. Ici j’ai appris a aimer à nouveau Scott Snyder, pour la bonne et simple raison qu’il n’est pas pieds et mains liés par des impératifs éditoriaux qui d’office viennent plomber ses histoires. Ici, il est sans filet et essaye de jouer avec ses propres démons. Un exutoire qu’il est bon de lire et d’apprécier, promis c’est promis…

Croquemitaines

2 tomes parus (série terminée)

Scénarios : Mathieu Salvia
Dessins : Djet.
Coloriste : Djet
Éditeur VF : Glénat Comics.
Éditeur VO : en simultané chez IDW
Date de sortie: 5 Avril 2017.

Le petit Elliott Sullivan est un gamin fasciné par les monstres et autres étrangetés qui dorment en dessous du lit ou dans un placard. Il n’hésite pas à veiller tard pour lire un bouquin emprunté à la bibliothèque sur ces monstres qui se terrent dans sa maison. D’autant plus qu’il est certain qu’il y a quelque chose entre les murs de la sienne. Partagé entre peur et fascination, tous les soirs il essaye de comprendre un peu plus ces bêtes étranges. Cette obsession inquiète évidemment les parents d’Eliott qui y voient surtout une imagination débordante de la part d’un gamin qui lit beaucoup trop…

Un soir, alors qu’Eliott est au lit, ses parents sont sauvagement assassiné par deux étranges créatures. Le jeune garçon est alors sauvé in extremis par le Père-la-Mort qui fait désormais partie de l’ancienne génération des Croquemitaines. S’en suit un Road trip sanglant où les deux protagonistes rencontreront toute sorte de monstres aux intentions diverses.

Vous pouvez lire la chronique complète ici

On est face à une histoire qui sort du conventionnel, récit sensible qui aborde plusieurs thèmes intimement liés à l’enfance. Croquemitaine fait partie de ces titres que l’on mettrait à côté de Joe l’aventure intérieure ou encore du très bon Severed. Un comicbook aux accent Frenchies, qui je l’espère enthousiasmera aussi nos amis d’Outre

Nailbiter

3 tomes parus (série en cours)

Scénario : Joshua Williamson.
Dessins : Mike Henderson.
Couleurs : Adam Guzowski.
Editeur : Glénat Comics. (Image en VO)
Genre : Horreur/Thriller/Policier.
Date de sortie: 29 Juin 2016.
Pagination: 144 pages (hardcover).

Buckaroo est donc connue pour une chose : Être le berceau de 16 des pires tueurs en série des USA. L’agent Carroll appelle son pote Finch car il pense avoir découvert le pot aux roses. Finch qui ne vit pas exactement les meilleurs moments de sa vie à ce moment là accepte et se rend sur place. Finch va donc quitter ses problèmes à Houston au Texas (désolé, ou pas) et se rendre dans l’Oregon pour vite rencontrer quelques uns des protagonistes du cru et se rendre compte que son pote L’inspecteur Elliott Carroll a disparu.
Hors donc cet inspecteur a une série indécente de double consonnes dans son nom et prénom et l’avoir remarqué fait peut être de moi un tueur en série en puissance. Et c’est précisément le thème de départ de ce comic book : est ce que la folie meurtrière peut avoir une origine géographique bien précise ? Joshua Williamson nous pose un paquet de questions et n’y répondra pas dans ce premier tome. Il pose son univers dans cette ville huis-clos oppressante où vous finirez par apprendre à craindre et vous méfier de tout le monde. En effet, Dans cette bourgade paumée on se rend vite compte que tout le monde à un lien familial direct ou lointain avec un des fameux « bouchers » qui ont rendu le coin si tristement célèbre. Bien entendu les regards se portent tout naturellement d’abord sur Charles Edward Warren, le 16ème et dernier boucher en date qui a la charmante manie de ronger les ongles et phalanges de ses nombreuses victimes, mais qui pourtant a été acquitté par la justice et vit désormais librement à l’endroit où il a grandit.
Niveau scénario c’est donc du touuuuuut tout bon. Si vous avez aimé les films/séries qui sont déjà très justement nommées au dessus : Seven, Twin Peaks, Le silence des agneaux (qui est référencé directement dans l’histoire) ou même encore Scream (mais pas de parodie ici). On remet au goût du jour les enquêtes sordides, morbides et effrayantes ou tout le monde semble avoir quelque chose à se reprocher et où rien ne semble vouloir se finir bien. Le mystère va en épaississant et vous tiendra en haleine de bout en bout.

Vous pouvez lire la chronique complète ici

Ce qui frappe rapidement c’est la rapidité et facilité avec laquelle Williamson vous embarque dans son récit, il n’évite pas les poncifs du genre mais ils ne sont ni caricaturaux ni trop manichéens. Ainsi chaque personnage à sa grosse part d’ombre et de lumière il choisi habillement d’exposer en premier l’une ou l’autre pour toujours nous surprendre ensuite avec l’autre facette inattendue. Cette ambiguïté vous fait tourner les pages frénétiquement, souligné avec élégance mais un peu d’inégalité par les dessins d’Henderson qui rappellent un peu le style d’un Rafael Albuquerque (dans American Vampire par exemple) avec parfois moins de justesse et de précision sur certaines expressions du visage, avec principalement cette habitude de faore des yeux plissés aux gens, forçant un peu trop l’air douteux des personnages. Mais à ce niveau là on pinaille et l’ensemble des environnements collent parfaitement au récit et n’entachent en rien le plaisir de lecture. Une très bonne pioche pour Glénat, un récit dérangeant et mature hautement recommandé.

Neonomicon

1 tome paru (one shot)

Scénario : Alan Moore
Dessin : Burrows Jacen Burrows
Editeur VF :
Urban Comics

Le titre du comicbook est largement inspiré du livre fictif en peau humaine imaginé  par H.P. Lovecraft : Le Necronomicon. Qui a fait sa première apparition dans « La Cité sans nom » (1921). La légende veut que cet ouvrage soit l’œuvre d’ Abdul al-Hazred,(un gars complètement fous). Le contenu du Necronomicon est assez nébuleux même dans l’œuvre de H.P. Lovecraft, on sait juste qu’il y contiendrait des écrits faisant références aux « Grands Anciens »  qui sont les divinités de la mythologie créer par l’écrivain et l’un des plus populaire est Cthulhu.

Vous l’aurez compris Neonomicon est un hommage contemporain d’Alan Moore à l’univers de Lovecraft et du cercle d’écrivain qu’il fréquentait.

Vous pouvez lire la chronique complète ici

Au terme de ma lecture, un profond malaise s’est installé, quelque chose de difficile à expliquer, je n’arrive toujours pas à me faire une véritable opinion sur Neonomicon, d’une part on a un récit riche, écrit par un scénariste emblématique et de l’autre on a une histoire sordide et dérangeante. En tout cas ce qui est certain c’est que cette lecture ne vous laissera pas indifférent. Et le rôle d’un roman, d’une bd ou d’un comics n’est-il pas de susciter en nous des émotions quelles qu’elles soient ?

Bad Blood

1 tome paru (one shot)

Trick est un jeune homme atteint d’une leucémie, il ne compte plus le nombre de fois où il a cru se débarrasser définitivement de la maladie. Aujourd’hui, il est fatigué, à bout de force et il sent que le pire va bientôt frapper. Kyle, un ami de Trick, le soutient dans les mauvais moment. C’est aussi le seul qui ne le ménage pas : il le traite comme si il n’était pas malade.
Un soir, Trick se fait mordre par un vampire nommé Sturge. En le mordant, la créature est infectée par le “mauvais sang” du jeune homme et elle développe à son tour une maladie qui va la tuer à petit feu. Fou de rage, Sturge décide de se venger en tuant Kyle et tous les êtres qui sont chers aux yeux de Trick. Commence alors une course pour la survie, où il fera la connaissance de Lolly qui lui montrera les coins les plus malsains où peuvent se terrer les vampires et leurs serviteurs. Avec l’aide de Jonas (un chasseur de vampires), ils tenteront d’arrêter le clan de Sturge et de contrecarrer leurs plans. Ces derniers constituant une menace pour l’espèce humaine.

Vous pouvez lire la chronique complète ici

Malgré une fin que j’ai trouvée expéditive et le manque de caractérisation de certains protagonistes, Bad Blood reste une bonne surprise. Et elle change des histoires classiques qu’on a déjà lu sur les vampires. De plus, le dessin rempli d’émotions de Tyler Crook fait de ce récit une belle expérience où se mêlent subtilité du trait d’un génie et originalité d’une histoire qu’on aurait pu croire dés le départ condamnée à être une énième interprétation du mythe.
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