[CINÉMA] Solo - A Star Wars Story - Comics Prime

Ca y est, le nouveau film issu de l’univers Star Wars est sorti ce mercredi. Comme toujours, beaucoup d’impatience, de craintes, d’espoirs, de désirs. Mais qu’en est-il vraiment ? Le film est-il à la mesure des attentes, relève-t-il le défi de raconter du nouveau sans ruiner l’ancien ? La réponse plus ou moins pas objective ici même !

 

Par où commencer ? Par le début me direz-vous ?

Alors soit, je vais m’efforcer de ne pas vous spoiler avant la fin de l’article pour vous permettre de décrocher à temps !

Alors commençons par l’histoire.

L’histoire.

Le film se situe chronologiquement entre La revanche des Sith et l’épisode 4. La galaxie est aux mains de l’Empereur et le jeune Han tente de survivre sur Corellia grâce à toutes sortes de magouilles. Lui et son amoureuse vont tout faire pour quitter la planète sombre pour de nouvelles aventures, mais vous vous en doutez, rien ne se passe comme prévu et les voilà séparés. S’ensuit alors toute une série d’aventures pour Han qui va s’engager dans les forces de l’Empire, puis au sein d’une bande de hors-la-loi, l’amenant à entreprendre le célèbre Run de Kessel en 12 Parsec dont il fait régulièrement référence dans les différents films. Le gros de l’histoire est donc centré sur cette aventure qui n’avait pas encore été décrite au cinéma. Mais impossible pour moi de vous en dire plus sans gâcher la fin, alors on la ferme et on passe au positif !

Les +

Premièrement, les personnages.

Tous parfaits sans exception, presque tous arborant double jeu, certains très sombres, d’autres plein d’humour et les autres attachants. Chaque protagoniste tient une place à part et importante sans laquelle le film n’aurait pas la saveur qui lui est propre. Bien entendu, Han Solo, incarné par Alden Ehrenreich qui avait déjà brillé dans le Hail, Caesar! des frères Coen, nous livre une très bonne interprétation du personnage. Déjà grande gueule, plein d’humour, avec certaines de ses phrases cultes « I have a bad feeling about this », son blouson, son pistolaser, son sourire d’ange, … enfin bref, la recette d’un bon Solo (et pas d’un bon Bolo).

A ses côtés, Chewbacca, toujours aussi puissant et attendrissant, le véritable Buddy d’un Buddy movie. Lando, génialement interprété par Donald Glover, lui aussi plein de traits qui feront sa renommée (séducteur, portant une cape, amateur de jeux et de tricherie, …). On ne citera pas tout le casting, mais il est important de noter que Woddy est toujours aussi magnifique, Emilia Clarke fait le job et nous perd à plusieurs reprises sur ses motivations avec brio mais que Paul Bettany (Vison chez Marvel) est tout autant insipide peu importe le Disney, mais on y reviendra dans la partie spoiler.

Second point fort, mis en avant comme faiblesse par certains mais qu’il semble intéressant d’observer sous un autre regard.

Le manque de Star Wars dans ce film Star Wars. En effet, on parle de l’Empire, on croise des Stormtroopers, un Destroyer, mais c’est à peu près tout. On ne mentionne pas les Jedi et aucun des enjeux du film ne dépasse la sphère proche des protagonistes (se libérer, devenir riches, survivre, se venger,…). Le film devient dès lors beaucoup moins complexe, moins prise de tête et moins lourd de sens pour l’ensemble de la saga. Il se laisse mieux savourer, mieux apprécier, mieux digérer et offre dès lors une belle tranche d’histoire Star Wars comme ce que l’on peut lire dans certains romans, nous permettant de nous concentrer sur le chemin qui mènera Han à devenir celui que nous connaissons et aimons tous. Pourquoi est-il si solitaire, si méfiant et réticent à accorder sa confiance, et enfin et surtout, comment Chewie et lui se sont rencontrés.

Continuons sur la lancée des points positifs. Les références à l’univers Star Wars déjà connu. Ces références sont pour la plus part discrètes et bien dosées, largement mieux utilisées que dans Rogue One (Hey les gars, z’avez vu le mec de la Cantina dans l’épisode IV?). On découvre le costume que portera Lando dans le Retour du Jedi lors de l’infiltration du palais de Jabba, dont il sera fait mention et allusion, comment le Faucon évolue pour avoir la forme que nous lui connaissons, on parle de Scarif, on croise Warwick Davis qui jouait Wicket l’Ewok, et également Willow, réalisé, Tiens tiens, par Ron Howard, réalisateur de Solo. Le monde est aussi petit que Warwick lui même… Pardon, je sors…

Enfin bref, les références sont savoureuses. Seul déception, pas de C3PO ni de R2D2, une première pour le Duo qui fut présent dans chaque film, même dans le Holliday Special.

Enfin, last but not least, la musique.

Composée et dirigée par John Powell, ayant énormément travaillé chez Pixart et Disney, le bonhomme nous offre des thèmes superbes et parfois loin de ce qu’on attend d’un Star Wars comme notamment le thème des Maraudeurs. John Williams, compositeur historique des films de Lucas est en charge du thème de Han Solo. Un travail qui mérite sa place dans toute collection de musiques de film !

Voilà pour la liste non exhaustive du positif.

Les –

Dans cette catégorie, vous trouverez un vide sidéral, car je n’ai rien d’important à reprocher à ce film. S’il était impératif de trouver des faiblesses, on pourrait citer le fait que trop de protagonistes changent leurs fusils d’épaule, vraiment trop, et trop souvent. Perdant du coup en crédibilité par moment, ces incessants retournements de situations sont parfois justifiés, mais parfois loin de l’être.

L’autre minuscule point négatif, c’est le manque d’empathie que les héros ou anti-héros ressentent pour leurs amis. Certains passent l’arme à gauche, mais il ne suffit que d’une minute pour que la vie reprenne son cours. Sans vous dire qui et quand, sachez simplement que de nouveaux personnages bien sympathiques auraient probablement mérités d’être plus exploités au lieux d’avoir étés exécutés par les scénaristes.

Enfin, la façon dont Han prend le nom « Solo » est véritablement capillotractée, lourde et grosse comme une maison, mais on oublie rapidement cet incident de parcours.

Ceci étant dit, il est temps de passer à la partie Spoiler puis à la conclusion. Si vous voulez éviter cet intermède susceptible de violer votre esprit vierge de tout Solo, rendez-vous en toute fin d’article sous la mention CONCLUSION.

ATTENTION, SPOILER

VOUS SEREZ PREVENUS!

3,2,1,…

GO

SPOILER

Plus haut, je vous ai expliqué que Paul Bettany, dans la peau du grand méchant Dryden Voss est relativement insipide. On sait qu’il est méchant car sa première scène est le meurtre d’une personne lambda et qu’il aime à proférer menaces et autres intimidations. Malgré cela, il n’est pas facile de le percevoir autrement que comme un gangster violent bien loin de forces obscures emblématiques telle que Vador. L’enjeu est donc minimisé et on ressent qu’il manque quelque chose. Jusqu’à ce moment où une silhouette parait sous forme d’hologramme difficile à reconnaître. La caméra tourne autour de ce qui semble être le véritable méchant du film, tapi dans l’ombre à fomenter ce qui c’est passé depuis le début.

Et là, le choc. L’extase, les pupilles s’écarquillent. Ce n’est pas possible, 19 ans que tout le monde espère le retour de ce méchant au cinéma. Le voilà DARK MAUL. Toujours interprété par Ray Park, affublé de gambettes robotiques comme on a pu en voir dans la série Clone Wars. Un véritable silence s’abat alors sur la salle, comme des lapins pris dans des phares, l’ensemble des spectateurs reste pantois devant ce retour prodigieux et inespéré.

Cette apparition a fait passer le film d’un 8/10 à un 10/10 en un instant. Alors une chose reste à espérer, le revoir dans un prochain épisode, plus vengeur que jamais, prêt à en découdre avec un certain Ben Kenobi peut-être?

Conclusion.

Un excellent moment passé au cinéma, un film qui s’inscrit plus dans le genre aventure que dans le genre SF. Han Solo à la croisée avec Indiana Jones dans une aventure épique et pleine de rebondissements.

LA question est maintenant de savoir si un Solo 2 est sur les rails car bien que la base des Spin Of A Star Wars Story est de faire des One Shot (mon dieu tout ces mots anglais), on ne peut qu’être impatient de retrouver la troupe dans de nouvelles aventures, et pourquoi pas à la rencontre de Jabba le Hutt.

En attendant, je vous encourage à foncer le voir pour l’aider à survivre face aux monstres Avengers et Deadpool.

Quoi qu’il en soit, Disney marche sur ce mois de Mai comme l’empire sur la galaxie et vous ne pouvez pas vous tromper si vous vous rendez dans les salles obscures pour en voir l’un ou l’autre… Mais allez voir Solo, c’est génial et puis c’est Star Wars, alors c’est forcément mieux !

PS: Si vous voulez connaitre la réaction de votre serviteur à chaud, à peine sorti du cinéma, c’est par ici…

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