CHRONIQUE : Zombillénium T.3 : Control Freaks - Comics Prime

Sortit en 2010, le premier album Zombillénium sortait de sentiers battus de son dessinateur, Arthur de Pins, connu pour ses bd « Péchés Mignons ». Si le deuxième album est sorti l’année suivante, il aura fallu patienter deux longues années pour pouvoir se mettre le tome 3 sous la dent, l’attente en valait-elle la peine?

Fiche Technique

Couv_197370Dessin : Arthur De Pins
Scénario : Arthur De Pins
Editeur : Dupuis
Sollicitation : C’est l’effervescence au parc Zombillénium. Envoyé par Behemoth lui-même, le vampire Bohémond Jaggar de Rochambeau est officiellement censé seconder Francis dans sa gestion du parc. Inquiets, les employés s’attendent au pire : sa mission, c’est de faire du chiffre, pour les actionnaires, certes, mais surtout pour Behemoth qui, lui, attend son comptant d’âmes. La tension monte parmi les employés du parc et Aurélien approche quant à lui du burn-out…

Ici on embauche… pour l’éternité

Commençons par une petite piqure de rappel pour ceux qui découvrent Zombillénium avec cet article. Vous pensez sans doute qu’a votre mort vous rejoindrez le paradis (ou l’enfer si vous n’avez pas été sage) ou que vous serez tout simplement bouffé par les vers… dans les deux cas finis le boulot, finit les emmerdes. Le hic c’est que si vous mourrez avec un « coup de pouce » de la part d’un monstre,  vous n’aurez pas droit au « repos éternel » et vous resterez sur terre. Pour ceux là les ennuis ne font que commencer puisque le parc d’attraction Zombillénium embauche les monstres à grand coups de CDI. Pas de salaire, pas de congés… travailler à Zombillénium ce n’est pas vraiment l’éclate.

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Quand on signe pour l’éternité, il ne faut pas s’attendre à rigoler tous les jours…

C’est ce que va découvrir Aurélien à ses dépend alors qu’il tente de braquer un bistrot de quartier. Son plan échouant lamentablement, ce dernier se fait renverser par une voiture… conduite par un vampire. Pris de remords, ce dernier mord Aurélien et l’emmène sur son lieu de travail, le parc d’attraction ou les monstres sont… plus vrais que nature. Le temps de comprendre ce qui lui, arrive, notre héros est déjà embauché par le parc et vend des barbes à papa aux touristes attardés. La situation n’est pas folichonne mais il y a pire : si un employé n’est pas à l’heure chaque jour au travail, il est « licencié » , comprenez par là qu’il meurt pour de bon. Bienvenue dans l’éternité, bienvenue à Zombillénium.

Une histoire qui prend forme

Si le premier tome posait avec succès l’ambiance et l’univers décalé de la série, il faut bien avouer que le tome 2 était un peu décevant. Toujours aussi drôle mais raconté sur un fond quelque peu « moralisateur », le deuxième album n’avait pas fait mouche pour certains lecteurs tant les promesses du premier volumes étaient nombreuses.

Depuis qu’Aurélien à découvert ses vrais pouvoirs, il a été muté de « vendeur de barbe à papa » à « mascotte du parc » une évolution très rapide pour le jeune démon qui a gravi plus d’échelons en 2 ans qu’en plus de 300 ans de carrière pour les monstres lambda (et forcément, ça crée des tensions). Mais la gloire est une piètre récompense pour le jeune homme qui commence à en avoir marre du parc et des touristes à la masse : il est déjà mort alors a quoi bon ?

Mais tandis que notre héros frise le burn-out, les règles changent à Zombillénium. Alors qu’il était interdit d’attaquer les humains, le nouveau directeur décide de promouvoir tout monstre attaquant délibérément un humain pour le transformer afin qu’il vienne grossir les rangs du parc. Bien que certains s’en donnent à cœur joie, d’autres sont outrés par ce changement et menacent de faire grève. C’est sans compter sur le sang-froid du nouveau boss qui n’a pas peur de se débarrasser de tout employé ne lui obéissant pas… des têtes vont tomber.

Un dessin trompeur

Vous n’avez pas encore craqué pour zombillénium ? Quelque chose me dit que le dessin de la série n’y est pas pour rien. Coloré, enfantin et rondouillard, le style d’Arthur de Pins ne va pas plaire a tout le monde. Visant au premier abord un public très jeune porté sur le gag, la série a pourtant d’autres atouts dans sa manche et regorge d’un humour et de thèmes destinés aux ado-adultes. Attendez vous donc à entendre parler de belles-mères, de gros (ben quoi?), de cocu et autres sujets comme le sexe qui ne seraient pas abordés si le public était aussi jeune qu’on le pense.

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Les bonnes idées ne manquent pas

A l’opposé de Zumbies, l’humour (comme le reste d’ailleurs) est en effet beaucoup plus soft dans Zombillénium, ce qui ne vous empêchera pas de vous taper quelques fous rires devant l’improbabilité de certains passages. Malgré cette ambiance légère, on se surprend à apprécier les personnages secondaires, assez pour se soucier de leur sort (ô combien incertain) pour la suite de l’aventure qui se révèlera plus sombre qu’il n’y paraît.

En définitive

Vous l’aurez compris : Zombillénium cache derrière son air rondouillard un humour plus piquant que prévu même si l’ensemble est assez gentil (faut pas déconner non plus, on est chez Dupuis).  Pour sa part, l’histoire est une bonne surprise et évolue de façon inattendue en malmenant des personnages à la fois loufoques et attachants. On attend impatiemment le tome 4 pour découvrir la suite de cette aventure peu commune qui jusqu’ici réussi sa mission principale : nous faire rire !

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