[CHRONIQUE VF] Warhammer 40 000 T03 – Déchus - Comics Prime

Warhammer 40K, un succès indiscutable qui dure depuis près de 30 ans et qui se voit à nouveau transposé en BD.

Bonne ou fausse bonne idée ?

Scénario : Mann, George
Dessins : Bettin, Tazio
Coloriste : Eren Angiolini, Enrica
Style : Adaptation JDR
Éditeur : Soleil
Date de sortie: 25/05/2018.
Pagination : 96 pages

Sollicitation : Plongez dans une impitoyable guerre cosmique aux côtés du Space Marine Baltus, de retour pour une nouvelle aventure ! Baltus et les Dark Angels rencontrent une équipe de chevaliers gris chassant le Chaos ! Sabbathiel est-elle sur le point de trouver la preuve qu’elle recherche… pour détruire les Dark Angels à jamais ?

 

Une recette qui fait recette!

Est-il vraiment nécessaire de vous situer Warhammer 40 000, le jeu de rôle aussi vieux que l’équipe de Comics Prime. Une référence incontournable, mainte et mainte fois déclinée. En romans, souvent bons, parfois moins, en jeux vidéos, souvent mauvais, ou encore en un film très moyen. Niveau BD, Wahammer 40 000 avait déjà été adapté par Soleil dans une série de 8 Tomes entre 2008 et 2009.

Ces divers produits, malgré leurs qualités parfois inégales, ont toujours réussi à rapporter à Games Workshop et ces derniers ne sont certainement pas près de s’arrêter !

En 2017, le retour pour une deuxième série des aventures papier des Space Marines débute. A nouveau, bolters, chapelains, vaisseaux spatiaux, monstres du chaos et Warp vont s’écharper au nom de l’empereur ou de la folie des protagonistes. Nous nous penchons sur le T.3 qui verra s’affronter des frères manipulés par les forces du mal. Dark Angels, Chevaliers Gris, Inquisiteurs sont sur le point de se lancer dans un combat sans merci.

Accrochez vous!

Il est évident que cette BD ne cible que le public déjà averti et habitué à l’univers 40K. Quoi qu’il en soit, et bien que les illustrations soit de très bonne facture, il est parfois, et même souvent ardu de s’y retrouver. Rien ne ressemble plus à un Space Marine qu’un autre Space Marine, ajoutez à cela un crâne rasé et quelques balafres et les personnages sont quasiment indifférenciables les uns des autres. Quand le combat fait rage, au coeur de la mêlée, il est compliqué, voire impossible de savoir si les bons ou les mauvais se font botter le train. Enfin, pour compliquer le tout, l’histoire est celle d’une trahison à l’empire et de stratégies de manipulation. Il faut donc reconnaître que malgré la position de lecteur omniscient, nous somme bel et bien perdus. Preuve que ces stratégies semblent fonctionner à merveille. Quoi qu’il en soit, ces diverses complexités scénaristiques et graphiques rendent la compréhension délicate et il aurait été de bon ton d’éclaircir cette cohue.

Scénario. Dessins. Illustrations. Couleurs.

Aux manettes, le scénariste Anglais George Mann, connu pour son travail sur Dr Who, Dark Soul ou encore Sherlock Holmes. Le bonhomme habitué aux histoires de détectives semble ne pas avoir sur s’empêcher de mêler des histoires de double jeux et d’enquêtes au sein de ce volume Warhammer. Une décision qui fonctionne même si ce qu’on préfère chez Warhammer, ce sont les bastons et pas les discussions. Quant à l’équipe d’illustration, deux Italiens free lance habitués au fantastique. Eren Angiolini, ayant également travaillé sur Dr.Who, et Tazio Bettini, connu entre autre pour avoir illustré l’édition Blu-Ray de Terminator Genesis. L’équipe semble très bien fonctionner et les dessins sont particulièrement réussis. Une fois de plus, les 5 dernières pages sont dédiées à des couvertures alternatives parfaitement sublimes qu’on rêverait d’avoir chez soi en très très grand !

La bonne surprise.

Attaquer un produit dérivé Warhammer est toujours une sorte de roulette Russe. Plus de chance de se vautrer que d’apprécier l’expérience. Mais ici, aucun doute, malgré les quelques défauts énoncés plus haut, on tombe vite accroc à l’histoire, avalant les pages comme du pop-corn au cinéma. Le récit est cohérent et les personnages, bien que pas vraiment attachants, sont intriguants. Enfin, la très bonne surprise, c’est la découverte d’un Space Marine black (je ne parle pas de son armure bien entendu), chose extrêmement rare dans cet univers ou ce sont essentiellement des blancs ou des monstres aliens qui sont représentés. Attention, nous ne sommes pas dans une révolution ethnique au cœur du monde Warhammer, mais l’intention de faire de l’un des héros de ce numéro, un héros noir au moment où ceux-ci fleurissent au cinéma et sur le petit écran (Black Panther, Black Lightning, Cage,…) est particulièrement bien joué et agréable. Nous ne vous en disons pas plus, mais sachez que son geste dans les dernières pages ajoute à la grandeur de ce personnage.

On recommande.

Bien entendu, on recommande cette série les yeux fermés, enfin pas trop, il faut quand même lire hein…

Si vous êtes un joueur ou simplement fan de l’univers Warhammer depuis un bout de temps, vous ne serez pas déçus. Bien que le grand final de ce dernier numéro soit terrible, on ne peut qu’espérer avec impatience la suite. Alors comme toujours, foncez chez votre libraire pour vous procurer Warhammer 40 000- Déchus, sorti déjà depuis une semaine.

Allez, foncez on vous dit.

Allez, vous attendez quoi ?

[CHRONIQUE VF] Warhammer 40 000 T03 – Déchus
Pour les fans de Warhammer 40K, une bonne histoire de baston intergalactique entre Space Marines.
Dessins
Histoire
Compréhension
On aime
  • Les illustrations
  • L'histoire
On aime moins
  • La difficulté de lecture
3.4Note Finale
Contenu non disponible.
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