[CHRONIQUE VF] Survival Geeks, ou le pouvoir du fan service. - Comics Prime

Vous avez aimé Ready Player One pour son côté références pop culture? Alors vous allez dévorer Survival Geeks, la couverture donne déjà le ton résolument Star Wars (titre, position des protagonistes et… sabre laser).

Scénario : Gordon Rennie,Emma Beeby
Dessins : Neil Googe
Éditeur : Glénat
Date de sortie: 06 Juin 2018.
Pagination : 112 pages.
Sollicitation : Lorsque Sam a branché en boîte ce type mignon et son t-shirt Star Wars, elle n’imaginait pas où elle allait se réveiller le lendemain. La voici devenue malgré elle colloc’ de Simon, Clive et Rufus : 3 geeks collectionnant les figurines de comics et ne s’exprimant qu’en répliques de films. Une véritable bande de bras cassés, mais qui est tout de même capable de générer un multivers ! Car Sam ne tarde pas à se retrouver propulsée dans une aventure digne d’un RPG à travers des réalités parallèles où les dragons, Orcs et autres horreurs lovecraftiennes existent bel et bien…

 

 

La Base

Il y a 5 ans, la série Survival Geeks débarque dans le magazine Anglais 2000 AD, un publication principalement axée sur la science fiction. Composée originellement de 4 séquences, redécoupées en 5 pour la BD,  on découvre les histoires dénommées respectivement Survival Geeks, Steampunk’d in progs, One-off appearance, Geeks Fatales in progs et enfin Lord of the Ringers.

Voilà enfin cette pépite d’humour britannique qui nous arrive traduite dans la langue de Jacques Chirac (oui, pourquoi pas), aux éditions Glénat dans leur nouvelle collection “Young Adult” appelée Log-in. Alors on embarque dans leur maison volante pour découvrir si oui ou non ce condensé Geek vaut le détour.

Des Geeks dans l’espace temps.

L’histoire raconte les aventures d’un groupe de 3 mecs colocataires, nerds férus de sciences, geeks ou simplement fumeurs de clopes roulées pas forcément légales. Se joint (haha, joint…) à la petite bande, bien malgré elle, une fille, oui une fille, qui ne trouve pas sa place au sein du club mais qui arrivera à tirer son épingle du jeux.

Clive, le blond à lunettes, a transformé la maison en machine à voyager d’une dimension à l’autre. Ne posez pas la question de savoir comment, on ne l’apprendra jamais, vivez avec et faites-vous à l’idée.

A la façon de Sliders, la série aussi bonne que mauvaise, les jeunes sautent d’univers en univers pour tenter de retrouver le leur. Bien entendu, au passage, ils vont croiser des lapins tueurs en uniformes Napoléoniens, des Zombies, des démons, des monstres de Lovecraft et des doubles légèrement plus badass.

Des aventures bondées de références, parfois trop?

Le fan service.

Effectivement, il y a des références, comme expliqué plus haut, la couverture en est elle-même bondée. Rien à faire, ça parle à notre petit coeur de geek en puissance, mais parfois, les références sont beaucoup trop lourdingues, certains running gags sur des répliques Star Wars commencent à fatiguer au bout d’un moment, Star Wars étant d’ailleurs la source première des allusions, le lecteur risque rapidement d’avoir le tournis, soit en se les prenant en pleine tête, soit en voulant à tout prix chercher le moindre détail liant l’histoire à la culture pop.

Indubitablement, les meilleurs références sont les plus discrètes, celles qui font jubiler le lecteur, fier de les avoir découvertes, comme la présence de Simon Pegg parmi la horde de zombies qu’affronte le groupe d’amis. Cependant, il faut replacer le comics dans son contexte, publié par petits morceaux dans un magazine, les histoires ont été écrites pour un public qui découvrirait l’ensemble bout à bout, et par conséquence, ne subirait pas l’assaut fan service à outrance. Une fois ceci établi, on appréhende mieux la lecture et on se laisse aller à savourer l’histoire.

Histoire et dessins.

On ne va pas se mentir, ce qui fait tenir une BD, un comic ou même un manga, ce sont les dessins et le scénario (simple et basique). Alors de ce point de vue, Survival Geeks passe-t-il le test ?

Sur le point dessins, rien à redire, superbes illustrations, couleurs, mise en page, rigueur et constance sont des qualités à relever. Googe Neil a travaillé sur World Of Warcraft, Flash ou encore Judge Dredd, autant de pédigrés qui en font une référence. Niveau Scénario, c’est Emma Beeby (Dr Who) et Gordon Rennie (Dredd, Warhammer, Predator, Vector 13, …) qui s’y collent. Et une fois de plus, comme pour l’aspect Fan Service, le condensé d’histoires passe parfois mal. Il existe de véritables vides scénaristiques qui ne sont pas expliqués (comment ils sont arrivés là, qui sont-ils, comment ont-ils la technologie, ...) et parfois, d’une histoire à l’autre, il semble manquer une partie de narration, probablement toujours due au passé morcelé des parutions.

Toujours est-il que les aventures sont parfois trop condensées, un amas de combats, courses, retournements de situations, … qui fatiguent vite. Cependant, malgré ces faiblesses, l’ensemble reste agréable à lire et à découvrir.

 

Pour 12 ans ou 32 ans?

Difficile de définir pour qui est destinée cette lecture. Bien entendu, les nombreuses références culturelles, cinéma et pop sont plus orientées vers un public adulte ayant les bases pour saisir l’ensemble de ces petites blagues. De plus, de nombreuses répliques, scènes et jokes sont parfois limite X (enfin j’exagère un peu). Mais d’un autre côté, les dialogues, les histoires et les dénouements sont résolument enfantins et pourraient parfaitement êtres lus par un public plus jeune. La classification “Jeunes Adultes” ne semble pas pertinente dans le cas de Survival Geeks qui nécessite soit des connaissances poussées en geekeries, soit de se contenter des jolies images et blagounettes potaches. Un univers qui risque de ne pas séduire le fameux public “Jeune adulte”, trop entre les deux.

A quand la suite?

Que l’on se soit perdu dans les méandres scénaristiques ou pas, l’histoire donne envie d’en savoir plus, elle se lit très rapidement et termine sur un “to be continued” qui laisse présager de nouvelles péripéties pour nos aventuriers et du nouveau à se mettre sous la dent.

L’histoire n’étant plus publié de façon sporadique dans 2000 A.D, on est en droit d’espérer que les scénaristes se recentrent et nous offrent des histoires écrites de façon plus uniforme pour le prochain tome, et ça, on aime.

[CHRONIQUE VF] Survival Geeks, ou le pouvoir du fan service.
Souffrant de la comparaison à la trilogie Cornetto (Humour Anglais Geek), Survival Geeks est un condensé de références à la Pop Culture, facile à lire et amusant.
Fan service
Dessins
Histoires
On aime
  • Illustrations
  • Fan Service
On aime moins
  • Trop cahotique
  • Fan Service
3.2Note Finale
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