[CHRONIQUE VF] Orc Stain - Tome 1 - Humour à la sauce chibre - Comics Prime

Paperback, le nouveau label comics des éditions Casterman, propose un catalogue se distinguant fortement de l’univers super héroïque que l’on peut retrouver ailleurs. Ainsi, ils n’hésitent pas à lancer des séries en francophonie qu’on aurait jamais imaginé retrouver chez nous, il n’y a pas encore un an. Mais que vaut ce premier tome de Orc Stain ?

Scénario : James Stokoe
Dessins :
 James Stokoe
Éditeur :  Paperback (Casterman) (Image Comics en VO)
Date de sortie:  26 septembre 2018.
Pagination : 168 pages.
Sollicitation : Crétins, violents et obsédés : bienvenue chez les Orcs. Le grand Orcstar a accompli ce que nul autre avant lui n’était parvenu à faire : unifier toutes les tribus d’Orcs, ce peuple brutal et dégénéré, pour régner sans partage sur la Terre et mettre enfin la main sur le Chibre Divin. Mais un oracle lui apprend qu’un mystérieux borgne pourrait bien mettre à bas son empire. Commence alors une chasse à l’orc, et le début des ennuis pour le pauvre Qu’Un-OEil… . Vous voici catapultés dans l’univers foutraque de James Stokoe, le fils spirituel de Philippe Druillet et Geoff Darrow.

Bienvenue à Zizi-land !

C’est donc dans cet univers, pour le moins loufoque, que vous vous retrouverai après une brève introduction nous présentant le grand méchant de l’histoire, j’ai nommé le grand Orcstar ! Plongez dans un monde où l’espèce dominante n’est autre que les orcs, il en va de soi que le niveau linguinale (ok…on dit linguistique, mais ce mot va tout à fait avec l’univers dans lequel vous vous apprêtez à plonger en ouvrant ce comic book !) ne sera pas très relevé. Aussi, il est intéressant de signaler que dans ce monde que l’on pourrait facilement apparenter au Moyen-Âge dans notre ère, la seule richesse de langage et intellectuelle des orcs tourne essentiellement autour du chibre (zizi, pénis, sac à foutre, etc. Tout est permis dans ce comic book… ! Et dire qu’on à fait tout un foin du Bat-zizi !) !

Aussi, la plus grande partie de l’introduction tournera autour d’une querelle entre le héro de l’histoire, que nous appellerons Qu’Un Œil, et Faux-Ch’ton avec qui il partage la besogne pour le chef du village. Faux-Ch’ton ayant trahit Qu’Un Œil, ce dernier se retrouve condamné à se faire découper la teub… . C’est de là que commencent toutes les pétarades entre orcs et qui nous apprennent, à force de lecture, que notre protagoniste dispose d’un pouvoir lui permettant trouver la faille de toutes choses pour les briser avec un marteau quelconque.

 

Une seconde partie de récit bien plus prenante

Je vous l’avoue, j’ai du me forcer à poursuivre le récit qui me semblait lourd avec son humour un peu trop présent autour du périnée. Pourtant, une fois le chapitre 3 terminé, les choses s’éclaircissent ! Je dirai même que toute l’action qui se passera dès le quatrième chapitre donne un sens à l’humour burlesque des précédents ! Si l’humour est toujours aussi relevé que celui de Jean-Marie Bigard, les événements s’enchaînent de façon cohérente, sans le moindre faux-pas. Bien entendu, s’agissant du premier tome, la solution du problème ne s’y trouve pas encore, mais l’envie de prendre le tome 2 lorsqu’il sera disponible est bien présente.

Dans cette seconde partie, nous retrouverons un nouveau personnage qui, comme le récit le suppose, aura un rôle essentiel dans la suite de l’histoire. Les scènes d’actions s’enchaînent pour le plus grand plaisir des yeux, les monstres révèlent leur nature la plus profonde où cupidité et stupidité prennent le dessus ! Bref…une véritable satire de l’humanité !!!

 

L’auteur nous emmène véritablement où il le souhaite

A travers son univers rempli d’horreurs, de monstres difformes aux aspects rebutants, James Stokoe est notre guide spirituel nous menant à la compréhension de l’univers qu’il a créé. Son scénario est bien ficelé, son récit prend son temps (un peu trop parfois) pour installer les personnages, et Qu’Un Œil est le seul orc pour lequel tout lecteur aura de l’empathie. Son dessin est juste magnifique, sans la moindre faille et d’une qualité remarquable.

J’espère sincèrement que le second tome ne fera pas retomber le soufflé car cette histoire, qui au départ me laissait totalement indifférent, est une bouffée d’air frais dans une bibliothèque de la bd américaine un peu trop stéréotypée par moments.

[CHRONIQUE VF] Orc Stain - Tome 1 - Humour à la sauce chibre
Aimer cette histoire, ce n'était pas chose gagnée d'avance. En feuilletant ce livre, mon premier réflexe a été de le reposer de suite. Persuadé que les histoires d'orcs n'étaient pas pour moi, je serai complètement passé à côté de cette histoire si je n'avais pas du vous pondre un article pour comicsprime ! Et pourtant, malgré ma réticence, si je ne qualifierai pas ce livre d'immense coup de cœur (faut pas abuser non plus !), c'est tout de même une très belle surprise. Notamment, le dessin de James Stokoe est tout bonnement sublime. Le mec s'est fait plaisir sur chaque page, et l'ensemble est d'un très grand niveau ! Si les couleurs peuvent vous rebuter au départ, comme pour moi, faites vous violence ! Je vous promet que vous ne serez pas déçus.
Scénario
Dessins
Couleurs
Ce qu'on a aimé
  • Le dessin
  • Une seconde partie intéressante
  • L'humour
Ce qu'on a moins aimé
  • Un début lourd
  • Difficultés pour rentrer dans le récit
3.9Note Finale
Contenu non disponible.
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