[CHRONIQUE VF] Mike Carey présente Hellblazer Tome 2 - Comics Prime

Alors comme ça, John Constantine a décidé de vouloir encore sauver le monde ? Et il croit que c’est en dirigeant un groupe composé des meilleurs spécialistes de l’occulte qu’il va empêcher l’humanité de s’entre-déchirer ? L’atterrissage risque d’être violent pour ce gros naïf !

Scénario : Mike Carey
Dessins : Marcelo Frusin, Steve Dillon, Leonardo Manco, Chris Brunner
Éditeur : Urban Comics (Vertigo en VO).
Date de sortie: 29/06/2018.
Pagination : 440 pages.
Sollicitation :

Les portes entre notre monde et l’au-delà sont désormais ouvertes, et celui que l’on surnomme le Chien de l’Ombre n’a pas tardé à les franchir, provoquant des élans de violence et de folie chez tous ceux qui ont eu le malheur de croiser sa route.

Pour en venir à bout, Constantine va devoir réunir une équipe d’experts en sciences occultes, mais tout ne se passera pas comme prévu… Incapable de se rappeler qui il est et où il se trouve, le sorcier anglais erre désormais dans les rues de Londres, seul et vulnérable…

De pire en pire 

Deuxième gros pavé du très anglais Mike Carey, ou l’on quittait Constantine parcourant le monde à l’affût du moindres atouts qu’il pourrait glisser dans sa manche afin de combattre le Chien de l’Ombre ; créature surnaturelle causant maux et désastres. Mais la réalité est peut-être tout autre, et pour une fois, ce n’est pas forcément le mage amateur de Silk Cut qui semble avoir une longueur d’avance sur tout le monde, bien au contraire. Il ne s’agirait pas d’être aveuglé par un excès de confiance et d’orgueil, surtout quand l’humanité est en jeux… N’est-ce pas Johnny ?

Vous y avez cru?

Carey réussit sans problème à prendre à contre-pied son lecteur. Qui aurait prévu que ce qui fut mis en place tout au long de centaines de pages dans le premier tome prendrait sa conclusion après le premier quart du deuxième tome ? La normalement, on est dressé droit à brandir les torches et les fourches et beugler le fait qu’on se fout de nous. Et bien non, car le tout est écrit intelligemment, le twist de l’origine du Chien de l’Ombre et de son véritable rôle en est le parfait exemple. Constantine devra faire un choix et comme toujours les conséquences seront nombreuses, surtout quand son entourage à de fortes chances de ne pas pouvoir s’en sortir indemne (encore une fois).

La maîtrise d’un sujet

L’auteur de Liverpool maîtrise son arc de bout en bout, et celui-ci devient digne des meilleurs page-turners, retrouver Constantine à la limite de la vulnérabilité, devenant encore plus une cible de choix pour ses potes du dessous devient un véritable plaisir sadique. Car il faut bien l’avouer, on apprécie énormément la grande gueule du blondin, mais le voir déguster tout autant qu’il l’ouvre, cela en devient jubilatoire. D’autant que c’est au plus profond, quand il s’enfonce dans la mouise que Constantine brille par son génie et qu’il finit par brandir un bon majeur des familles à la tronche des suppôts de Satan.

Côté visuel, on reste toujours dans le même ton du premier tome, le trait appuyé de Marcello Frusin fait des merveilles et continue à coller parfaitement au titre de Vertigo. Leonardo Manco et Chris Brunner jouent les remplaçants de luxe dans la suite d’un run qui s’annonce des plus traumatisant pour notre héros. Mais c’est surtout la petite présence du regretté Steve Dillon pour le #200 de la série, qui fera le plus plaisir aux aficionados du personnage. Revoir un artiste aussi illustre que lui revenir pour quelques pages sur un titre qui a marqué le début d’une collaboration des plus prolifiques de l’industrie est terriblement appréciable.

[CHRONIQUE VF] Mike Carey présente Hellblazer Tome 2
Le premier tome était une excellente porte d’entrée pour le personnage, et le deuxième tome continue sur cette lancée avec des conséquences, son lot d’apparitions (coucou Swamp Thing), de scènes et de dialogues mémorables. Il reste plus qu'à espérer que la conclusion de ce run dantesque soit à la hauteur du talent de cette équipe créative.
Scénario
Dessins
On aime
  • Un scénario passionnant.
  • Une vraie descente aux enfers.
  • Le retour d'une vieille connaissance.
On aime moins
  • Une galerie de personnages éphémères.
  • La crainte d'un final décevant.
4.2Note Finale
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