[CHRONIQUE VF] Curse - One shot - Une histoire classique mais agréable - Comics Prime

Souvent dans l’ombre de Dracula et consorts, le mythe du loup-garou prend la place principale dans ce récit. Mais ce comic book est-il à la hauteur du mythe du lycanthrope, si important dans le folklore mondial ?


Scénario : Michael Moreci & Tim Daniel
Dessins :
 Riley Rossmo & Colin Lorimer
Couleurs : Tamra Bonvillain
Éditeur :  Label 619 (Boom Studio ! en VO)
Date de sortie:  25 août 2017.
Pagination : 112 pages.
Sollicitation : Laney Griffin est prêt à tout pour sauver son fils attaint de leucémie. Ruiné par le coût du traitement, il se lance à la poursuite d’un tueur insaisissable dans l’espoir de toucher la récompense. Il n’aurait jamais imaginé qu’il se retrouverait confronté à une créature surnaturelle… Une rencontre qui va bouleverser sa vie et le forcer à faire face aux fantômes de son passé dans une course contre-la-montre mortelle.

 
 

Une histoire classique et émouvante

Dès le départ, le scénario nous emmène dans ce qui s’apparente à un standard hollywoodien : un ancien champion sportif ayant du stopper se carrière sur blessure, devenu veuf bien trop tôt, croulant sous les dettes et ayant un fils malade. Une recette des plus classiques mais ayant porté ses fruits à plusieurs reprises dans le cinéma et la littérature en tout genre, tant l’empathie et l’identification au personnage principal se font naturellement.

Au fur et à mesure que le récit progresse, les scénaristes nous donnent des compléments d’information concernant la tragédie qui a touché notre protagoniste, nous relatant les circonstances de la mort de sa femme, dont nous obtiendrons les réponses définitives peu avant le finish de ce récit.

De plus, en parallèle à cela, les auteurs nous envoient quelques piqûres de rappel afin que nous n’oublions pas cet enfant malade, qui sera le véritable fil rouge de cette histoire !

Et le loup-garou dans tout cela ?

C’est vrai, je le concède, parler du loup-garou pour le première fois dans cet article au bout de plus de 215 mots, ça porte à croire que ça sent le chien mouillé. Pourtant, le scénario nous emmène bien plus loin qu’il n’y paraît ! Car malgré le rythme effréné de cette histoire, nous aurons droit aux origines de la malédiction de notre lycanthrope. Néanmoins, malgré toute leur bonne volonté, les auteurs n’arrivent pas à donner au lecteur que je suis pleine satisfaction !

Car le crédit qu’ils arrivaient à donner à un loup-garou désemparé par son état, cherchant à lutter avec sa nouvelle nature, est très vite abandonné pour laisser un homme presque aussi sauvage que son alter-ego. C’est ainsi que les scénaristes m’ont un peu perdu : le fond de pensée du méchant de l’histoire et sa façon d’agir ne sont pas très clairs. Car tantôt on le retrouve menaçant et sûr de lui, tantôt on le retrouve un peu trop jovial pour un monstre ! Par contre, lorsque la pleine lune prend possession de l’homme qu’il reste, la bestialité prend place, pour ma plus grande satisfaction.

Un rythme incontrôlé, une fin expéditive

C’est le gros point faible de ce récit, pourtant riche en bonnes idées et avec un dessin plus que bon, manquant parfois de tranchant : les infos se succèdent, sans qu’il n’y ai un fil conducteur limpide. Car si l’histoire nous fournit toutes les réponses à nos questions avant même que nous n’ayons le temps de nous les poser, sans laisser la place au doute, c’est plus l’impression d’un récit trop terre à terre qui l’emporte.

Sauf sur la fin, où il y aura, sans spoiler, un plus grand nombre de loups-garous ! Là, les auteurs auraient sans doute mieux fait de prendre une dizaine de cases de plus pour plus expliciter les faits ! Car même si on voit la fin venir à des kilomètres, il y a une légère incompréhension suite à l’enchaînement des choses en très peu de cases.

[CHRONIQUE VF] Curse - One shot - Une histoire classique mais agréable
Le récit est riche malgré ses clichés indémodables, mais la gestion maladroite des informations peuvent dérouter un lecteur qui aime quand l'histoire prend son temps. Les idées sont généralement bonnes, rendant au loup-garou son coté humanoïde. Enfin, la question principale de ce récit est "Où se trouve la frontière entre le bien et le mal ?" : car si d'un point de vue purement humain, le loup fait le mal en se nourrissant, le loup, lui, n'aura aucune idée de ce mal qu'il fait, étant persuadé que c'est nécessaire à sa survie.
Scénario
Dessins
Ce qu'on a aimé
  • L'humanité du récit
  • Le loup-garou à échelle humaine
  • Le dessin
Ce qu'on a moins aimé
  • Un dessin trop sage, manquant de violence
  • Clichés faciles à répétition
3.2Note Finale
Contenu non disponible.
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