[CHRONIQUE VF] Cannibal, tome 1. - Comics Prime

Cannibal parle de personnes atteintes d’un virus qui les poussent à se repaître de leurs semblables. Et le tout se passe dans un environnement qui privilégie la loi du talion à la loi tout court. YOLO.

Scénario : Brian Buccellato, Jennifer Young.
Dessins : Matias Bergara.
Couleurs : Brian Buccellato.
Éditeur : Glénat Comics en VF et Image Comics en VO.
Date de sortie: 23 mai 2018.
Pagination : 122 pages.
Sollicitation : Willow, petite bourgade des Everglades en Floride. Les clients d’un bar découvrent avec effroi le cadavre d’un jeune homme dévoré vivant. Une nouvelle victime de l’épidémie de cannibalisme qui frappe la région depuis plusieurs années. Face à cette menace, le gouvernement fait la sourde oreille et, sans remède à l’horizon, les habitants sont démunis. Que faire de ces meurtriers sanguinaires qui, hier encore, étaient vos proches ? Il n’y a guère que pour les frangins Cash et Grady Hansen que la question est tranchée. Seule solution : tuer tous les infectés. Jusqu’à ce que le virus se mette à contaminer les mauvaises personnes…

Entre le southern gothic et le récit d‘horreur contemporain, Cannibal nous éloigne des sempiternelles histoires de zombies puisque les infectés sont ici conscients de leurs actes, mais impuissants face à leurs pulsions. Un thriller sur la monstruosité humaine dans le sud poisseux et électrique des États-Unis, où les hommes deviennent aussi sauvages que leur environnement…

 

Cannibal

Willow, Californie. Un gamin exploité par le tenancier d’un bar select se fait gentiment bouffer tandis qu’il sort les poubelles. Bien que le shérif soit supposer le leur interdire, la joyeuse bande de clients ainsi que le patron partent en chasse de celui qui a commis ce crime. Cash, lui, préfère passer la nuit avec sa copine, Jolene, plutôt que de participer à cette chasse à l’homme. Pendant ce temps, Danny vient demander le gîte au père Hansen (le tenancier du bar et le père de Cash (entre autres)). Il fuit on ne sait pas trop quoi mais sa sœur, accompagnée de son fils, est à sa recherche. Entre-temps, Jolene a disparu et sa maison a été saccagée. Danny, lui, se fera arrêté car un local affirmera qu’il a tenté de le mordre.

A bite for a bite

J’en conviens, après avoir relu ce que j’ai écrit au premier paragraphe, ça ressemble à un ersatz d’amour, gloire et morsure. Mais ce livre n’est pas aussi rébarbatif qu’il semble et la mise en place des personnages et de l’intrigue (riche) est à ce prix.

C’est une variante sur le thème des zombies mais sans la putréfaction qui l’accompagne. Par contre, les cannibaux (oui, je l’accorde -> @Yann pas la peine de me flammer quand tu corrigeras cet article) se fondent complètement dans la masse. Ils n’ont pas de signes distinctifs (hormis leur appétit) et, dans ce tome du moins, nous n’avons pas la moindre idée de comment cette épidémie a commencé. Nous savons seulement que c’est un fait connu depuis quelques années.

 

Et donc ?

Et donc, Brian Buccellato et Jennifer Young amènent en douceur un univers plus complexe qu’il n’y parait et leur manière de passer d’intrigue en intrigue est d’une souplesse assez agréable. Comme écrit plus haut, ils prennent le temps de poser les personnages et les intrigues et permettent au lecteur de commencer à se poser des questions sur le pourquoi du comment d’avec qui.

Les dessins de Matias Bergara sont relativement standards mais ont un petit quelque chose en plus qui fait mouche et qui confère aux protagonistes une dimension presque attachante (n’oublions pas que nous sommes chez des bouseux (consanguins ?) à tendance alcoolique et qui ont un penchant pour la justice personnelle…).

Bref, une vraie bonne surprise (de plus) et, malgré un tome un peu maigre, la mise en bouche me donne clairement envie d’en savoir plus.

 

[CHRONIQUE VF] Cannibal, tome 1.
Malgré un volume un peu court, la mise en place en place se fait de manière soignée et attise ma curiosité quant à la suite. Une bonne surprise.
Dessins
Scénario
Ce qu'on a aimé
  • les cannibaux
  • la justice immanente des rednecks
  • on ne sait toujours pas le pourquoi du quand du comment d'avec qui
Ce qu'on a moins aimé
  • c'est un peu court
3.5Note Finale
Contenu non disponible.
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