[CHRONIQUE VF] Britannia, tome 2. - Comics Prime

La suite des aventures d’Antonius Axa, le déceleur de Rome sous Néron. Où ça ne parle plus de démon mais de vengeance.

Scénario : Peter Milligan.
Dessins :
Juan José Ryp.
Couleurs : Frankie d’Armata.
Éditeur : Bliss Comics (vf), Valiant Comics (vo).
Date de sortie: 31 août 2018.
Pagination : 112 pages.
Sollicitation : Cinquante mille Romains, debout dans les gradins du Colisée, retiennent leur souffle alors qu’Achillia, un gladiateur comme Rome n’en a jamais vu, affronte un véritable challenge – un seul guerrier combattant cinq des plus féroces gladiateurs de Rome. Car telle est la tradition, lorsqu’une femme gladiateur entre dans l’arène. Quand le carnage s’arrête, le Colisée explose de joie, Achillia est victorieuse. Elle qui n’a plus qu’un combat à gagner pour être enfin libre, a acquis une certaine renommée. Les femmes de Rome, sous le joug de leurs maris et pères l’ont remarquée. Les hommes de Rome, maris et pères, faisant désormais face à une armée de plus en plus grande de femmes nourrissant des envies d’indépendance l’ont aussi remarquée.

A l’autre bout de la ville, un étrange mystère entoure le Mont Palatin. Au cœur de la nuit, dans les allées sinueuses, l’élite de Rome semble persuadée d’avoir vu le dieu Apollon déambulant dans les rues, couvert de sang… et cela les rend fous. La ville sombre dans la panique, alors qu’ils sont de plus en plus nombreux à souffrir d’une étrange fièvre à l’origine de ces visions. La chef des Vestales, Rubria, est arrêtée par l’empereur Néron et risque d’être crucifiée si ce mal ne peut être stoppé. Elle demande alors à Antonius Axia, héros de la Bretagne et seul détective de Rome d’enquêter. Elle ne lui offre qu’un seul indice… la combattante Achillia.

Après une première enquête acclamée par la critique, Peter Milligan (ShadeThe Changing Man) et Juan José Ryp (Harbinger Renegade) reprennent du service pour une nouvelle plongée horrifique dans la Rome de Néron.

Achilia

Esclave carthaginoise depuis sa naissance, Achilia tue son maître, Gaïus Oppius, alors que ce dernier veut abuser d’elle. Malheureusement, ce dernier faisait partie de la noblesse romaine et son meurtre s’est déroulé sous les yeux du sénateur Craxus. Cinq ans ont passé et Achilia se retrouve dans les jeux du cirque où elle dézingue tous les gladiateurs qui s’opposent à elle. Le fait qu’une femme puisse s’affirmer de la sorte ne tombe pas dans l’œil d’une sourde et, très vite, elle devient un modèle pour les femmes de la Rome patriarcale de Néron.

Mons Palatium

Parallèlement à l’épanouissement d’Achilia, des jeunes nobles meurent de manière plutôt brutale. De plus, ils semblent souffrir d’une sorte de fièvre et sont dans un état de transe qui les fait divaguer. Craxus (qui n’est pas tout clean) sème le doute dans l’esprit de Néron en lui suggérant que l’origine de tous leurs maux est dûe à Rubria et à ses vestales qui auraient fait quelques écarts de conduite et courroucer les dieux. Rubria et Néron chargeront Antonius Axa de mener l’enquête (et avec force menaces quant à la personne à qui il prêtera allégeance).

L’enquête d’Antonius le mènera au Mont Palatin où il découvrira que tout ce qui se passe en ce moment à Rome est le fait d’une ancienne esclave dont la marotte n’est autre que la sorcellerie.

Dolor sit amet

Autant le premier opus de Britannia fût une excellente surprise, autant celui-ci est une déception. Les dessins de Juan José Ryp sont toujours aussi bons mais souffrent des mêmes problèmes que dans le premier tome (à savoir : certaines expressions de visage ne ressemblent vraiment à rien et Néron est toujours aussi raté (est-ce que ces gens ont seulement lu ma critiques ?!? (oh, wait…)) ; or ici, manque de chance, toute l’histoire se déroule à Rome et il y est assez présent…). Quant au scénario de Peter Milligan, il aurait pu être avoir une meilleure note si la barre n’avait pas été placée aussi haut par le premier… Donc, bon an, mal an, on retrouve les mêmes symptômes que pour le premier opus (du romain, du gore, du fantastique et des (grosses) libertés historiques) mais en moins bien côté histoire.

En résumé, suite décevante. Espérons que le prochain remontera le niveau.

[CHRONIQUE VF] Britannia, tome 2.
Ce second opus surfe sur (relativement) la même vague (du romain et du gore) que le précédent mais sans le côté démoniaque. Un scénario nettement moins drôle que le précédent et des dessins reprenant les mêmes erreurs que le premier. Bref, une légère déception pour ma part.
Dessins
Scénario
Ce qu'on a aimé
  • le gore
Ce qu'on a moins aimé
  • les mêmes erreurs que sur le premier opus
  • il n'y a plus de démon
2.8Note Finale
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