CHRONIQUE : Section Infini - Comics Prime

Chaque semaine à la rédaction, nous nous répartissons les lectures qui nous semblent intéressantes. C’est donc naturellement que j’ai bondit sur Section Infini dont la couverture ( Greg Tocchini, « Last days of American Crime » ) m’avait conquise avant même de lire la quatrième de couverture. Madames messieurs accrochez vos ceintures et prenez un café bien serré, nous allons parler d’univers parallèles et de voyages dans le temps !

Fiche Technique

section-infini-tome-1-perdu-dans-tempsDessin : Greg Tocchini
Scénario : Laurent Queyssi
Editeur : Le Lombard
Sollicitation : Depuis 1908, dans sa lutte contre les mystérieux « Pirates », la Section Infini a rencontré l’étrange, le merveilleux et l’horrible de nombreuses fois. En 2014, les nouveaux dépositaires de cette mission vont enfin comprendre qui sont réellement leurs adversaires. Et si l’avenir de la Section Infini était écrit avec l’encre du passé ?

Un brin d’histoire

Pour la Section Infini, tout remonte à 1907 lorsque Pierre et Samuel découvrent, au beau milieu d’un paysage désertique, un bosquet totalement glacé qui n’a vraisemblablement rien à faire là au beau milieu du printemps. A son retour à Paris, Pierre aperçoit sa femme, elle aussi friande de phénomènes inexpliqués, en train de se défenestrer. Alors que son corps fait l’office des lois de la gravité, il aperçoit une silhouette à l’étage… mais le temps de réagir, l’homme est déjà loin.

Petit bond dans le temps puisque nous voilà en 2014 (toujours à Paris) en compagnie de Nicolas et d’Edgard dont la curiosité de Géologue les poussent à étudier les micro séismes et autres phénomènes. Arrivés au parc pour leur étude, Edgar et Nicolas découvrent le même phénomène que nos compères en 1907 , des arbres gelés jusqu’à la moelle alors que les températures les plus basses indiquent 10°. Attirés par un bruit proche, ils découvrent des hommes nus dont le corps est marqué de symboles.

L’organisation

PlancheA_206361Alors qu’ils se font repérer par ce que nous appellerons les « nudistes d’une autre dimension », Edgar et Nico sont sauvés de justesse par une jeune femme armée d’un fusil, tenant à l’écart leurs agresseurs. Malgré cette mésaventure, Edgar est bien déterminé a découvrir l’identité de la jeune femme et commence donc une traque sur internet avec le peu d’informations en sa possession.

Alors qu’il trouve des documents concernant une « Section Infini » grâce à ses compétences de hacker, Edgar subit immédiatement une attaque pirate lui aussi. Aurait-il dérangé les mauvaises personnes ? Il ne va pas tarder à le savoir.

Déjà vu ?

D’un point de vue purement scénaristique, le premier tome de Section Infini ne réinvite pas la roue. Entre les stéréotypes (le héros hacker et génie durant son temps libre) et l’organisation-gouvernementale-ultra-secrête-de-la-mort, le récit n’apporte pas grand chose pour les amateurs de ce genre d’histoires. Pourtant, l’histoire se démarque grâce à un rythme assez soutenu là ou d’autres nous assomment de dialogues abracadabrant tentant de nous convaincre de la véracité de leurs idées.

Le plaisir faisant partie de la découverte, les très nombreuses questions soulevées par ce premier tome sont pour la plupart restées sans réponsesPlancheS_41516. Que fait la section Infini ? Qui sont les « Pirates » et que veulent-ils ? Pourquoi la femme de Pierre s’est-elle défenestrée ? (Quoi vous l’aviez déjà oublié, c’est pas gentil !). Nul ne doute que les réponses arriveront en temps et en heure pour éclaircir une situation pour le moins nébuleuse mais non dénuée de charme.

Si vous êtes encore hésitant, le dessin (et les sublimes couleurs!) de Greg Tocchini ne pourra que vous convaincre si vous lui laissez sa chance. Il peut paraitre étrange durant les premières planches mais se laisse adopter plus vite qu’on ne le pense et laisse derrière lui une impression d’aquarelle. Seuls les décors m’ont un peu dérangé tant ils semblent réels, cette impression venant sans doute du fait qu’ils sont basés (c’est mon avis) sur des photos.

Vers l’infini et …

Prévu en 4 tomes (de plus en plus de séries annoncent leur nombre de tomes), Section Infini fait un démarrage réussi bien que marqué par un manque d’originalité.

Loin des histoires à dormir debout que compte le genre du voyage dans le temps, le récit tire son épingle du jeu avec une narration dynamique et en esquivant la parlotte inutile, on apprécie. Ajoutez à cela un dessin et des couleurs superbes et il devient difficile de résister à la tentation, à essayer !

 

 

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