CHRONIQUE : Pinkerton T.1 et T.2 : National Detective Agency - Comics Prime

À l’ouest du Rio Grande, personne ne vous entend crier. C’est ainsi qu’on pourrait résumer cet ouvrage historique. Historique ? Pas exactement mais certainement inspiré de faits réels. Pinkerton, National Detective Agency, nous entraîne sur les fondations et la création de la plus célèbre agence de détectives privés. Ils ont créé la police moderne, inspiré les agences gouvernementales et participé au grand essor des États-Unis d’Amérique. L’homme à la base de tout cela : Allan Pinkerton. Prêt à tout, déterminé et sans peur, Allan va user de tous les moyens à sa disposition pour créer l’organe de police le plus performant au monde.

Fiche technique :

Couv_201219Scénario : Rémi GUERIN.
Dessin : DAMOUR
Couleurs : Paolo FRANSCESCUTTO
Édition : Glénat
Synopsis : The Wild Bunch, les Dalton, les Molly Maguires ou encore Butch Cassidy, tous ces noms sont réputés pour être ceux des plus grands hors-la-loi de l’Ouest américain. Mais le monde connaît moins le nom de celui qui les a pourchassés pendant des années… Un homme qui n’a jamais lésiné sur les moyens pour arriver à ses fins, n’hésitant pas à verser le sang et semer les cadavres pour servir la justice. Allan Pinkerton, père de la police moderne, est encore aujourd’hui un paradoxe à lui tout seul, aussi dangereux que les criminels qu’il poursuivait et sans plus de pitié qu’eux. Ce premier volume évoque la traque de Jesse James, où l’on verra que la réalité fut moins enjouée que la chanson qui porte son nom…

Une agence presque tous risques…

Nous pouvons suivre pas à pas la création de l’Agence à partir du premier tome. Dans celui-ci, on découvre le fils d’Allan Pinkerton traquant sans relâche et sans retenue aucune Jessie James et ses frères. Aucun moyen, aussi lâche soit-il, n’est un obstacle à sa traque. Cet album est sombre, violent et sent bon les films d’Enio Morricone. As de la gâchette, duel au soleil, sable chaud et corde de pendu sont bien entendu au rendez-vous. Mais l’histoire continue dans le second tome où là, après avoir eu affaire au fils, on suit les pas du père qui devra faire face à un complot visant la vie du président Abraham Lincoln.

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Le souci du détail…

Ici, pas de chichis, le ton est réaliste, le sang gicle et les dents tombent. DAMOUR nous offre un style graphique riche, empli de détails et foisonnant de petites scènes en arrière plan. Les couleurs sont pâle comme le whisky de l’époque et accentue le côté sombre de l’œuvre. Rien de nouveau mais un style qui plaît et qui souligne sans faute le scénario de GUERIN.

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Le temps passe…

Chaque tome est une année qui va marquer l’Agence. Même si elles ne sont pas chronologiques, elles nous apportent des détails sur les mœurs de l’époque. Le scénario est simple et sans bavure, un soupçon de suspens, aucune retenue dans la violence des personnages tant dans leurs actes que dans leurs paroles. Haletant jusqu’au bout, les deux tomes se dévorent rapidement, sans problème et laisse le lecteur avec une envie d’en savoir plus. Chacun est bien sûr indépendant mais à la relecture, ils apportent clin d’œil et précisions. Agréable et prenant.

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Pour conclure

Pinkerton n’est pas un véritable must have mais pour tous les passionnés d’Histoire et plus particulièrement de l’Histoire américaine et du Far West, il représente un œuvre référence. Le ton est adulte, sombre et entrainant et il laisse ce petit goût de faim d’en savoir plus.

Prenez et lisez, c’est l’Agence qui régale.

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