Captain America : The First Avenger - Comics Prime

Le personnage de Captain America est sans doute l’un des plus passionnants de l’histoire de Marvel par sa connotation historique. Il était donc peu aisé de savoir comment celui-ci serait abordé dans une version cinématographique. La réponse apportée par Joe Johnston constitue encore à ce jour une excellente surprise ainsi qu’un film rafraîchissant dans le milieu du MCU.

Société de production : Marvel Studios
Réalisateur : Joe Johnston
Scénario : Christopher Markus et Stephen McFeely
Date de sortie: Août 2011.
Durée : 124 min.

Synopsis : Steve Rogers est un jeune homme gringalet qui aimerait partir à la guerre pour faire le bien. Il va alors être choisi pour un programme expérimental qui va le transformer en Captain America.

De zéro en héros?

La réussite du film repose en grande partie sur la prestation irréprochable de Chris Evans en Steve Rogers. Bien aidé dans la première partie par le travail inouï de Lola VFX pour lui donner un corps assez frêle, l’acteur offre une composition sobre à l’image des valeurs d’un super-héros à contre-courant des egos assez appuyés d’un Iron Man ou d’un Thor (ou d’un Johnny Storm qu’il aura incarné dans deux films de piètre qualité). Cette simplicité apparente mais à l’émotion non feinte se retrouve dans une direction d’acteurs irréprochable, là où le surjeu aurait pu être craint, notamment pour Tommy Lee Jones en militaire ou Hugo Weaving en Némésis du Captain. Le scénario en va de même et se permet des pistes passionnantes comme placer son héros en objet promotionnel instaurant la nature de son costume bariolé.

Cela se retrouve également dans la mise en scène d’un Joe Johnston qui convoque Steven Spielberg, notamment par le biais d’une réplique amusante inscrivant Indiana Jones dans cet univers. Sa réalisation convoque l’esprit aventureux du serial d’antan avec un certain bonheur qui rend ses séquences d’action plus qu’appréciables, bien qu’un peu datées par instants suite à l’avancement des effets spéciaux numériques. Néanmoins, cette simplicité et cette forme de modestie est assez rafraîchissante et touchante au sein d’une série de films qui seront tombés dans une forme de répétition. Ici, bien qu’on installe des éléments à courts (Bucky) et longs (le sort de Crâne Rouge) termes, cela est fait sans mettre de côté la dramaturgie du récit, tout en réussissant aussi bien ses moments d’humour que de drame.

L’homme derrière le bouclier

En cela, la conclusion est un grand moment du MCU ainsi qu’une fin des plus poignantes. Véritable hommage aux conclusions des épisodes de « La quatrième dimension », ce final installe Captain pour son avenir parmi les Avengers mais souligne son drame personnel, par le biais d’une réplique brisant le cœur (« I had a date ») lancée par un acteur convaincu dans un dernier plan avec une puissance dramatique totale. Une note d’amertume qui clôture le film en prenant en compte la tragédie intime d’un homme devenu héros par la simple volonté de faire la bonne chose.

C’est cette bonté d’esprit qui aide à caractériser avec réussite Captain America. En effet,  là où certains craignaient une écriture ultra patriote, on note que Steve Rogers est une personne qui veut faire le bien, qu’importe le camp. C’est ainsi que la justification de son costume bariolé se trouve aussi drôle que fort d’un point de vue narratif. La place de la propagande, bien qu’elle soit mise en arrière par rapport au récit d’aventure, permet d’ajouter une certaine profondeur au super-héros.

On peut donc souligner la réussite d’écriture de Christopher Markus et Stephen McFeely (ainsi que Joss Whedon en script doctor) pour avoir su s’approprier le personnage avec une écriture exemplaire dépeignant avec justesse ce qui fait le charme du héros. Si l’iconisation est de mise (contrairement à certains futurs héros traités par dessus le pied), elle se fait avec une valeur humaine qui rend le tout réussi, malgré l’aspect « prévisible » que l’on pourrait ressentir au premier abord. Si on se plaint de l’aspect passe partout de certaines origin stories, le film de Joe Johnston capte à merveille toute la candeur et la magie relative à ce genre d’intrigue et rend le tout hautement réjouissant et surtout empathique pour le spectateur pleinement investi.

Divertissement anachronique dans le bons sens du terme, « Captain America : The First Avenger » est aussi réjouissant que touchant et permet d’installer avec délicatesse un personnage à la puissance symbolique forte.

 

Captain America : The First Avenger
On a toujours beaucoup d'amour pour ce First Avenger, au ton aussi frais que son personnage dépeint avec finesse. Parmi le meilleur du MCU !
Scénario
Mise en scène
Casting
On aime
  • L'ambiance rétro pulp
  • La construction du personnage, notamment par rapport à la propagande
  • Chris Evans, Good Guy of the decade
On aime moins
  • Certains effets sont déjà datés
  • ...
4.2Note Finale
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