Btooom! tome 23 - Comics Prime

La saison de la chasse est ouverte et celle-ci s’annonce intense. Tous les participants vont devoir aiguiser leurs sens pour ne pas passer du statut de chasseur à celui de proie. Bienvenue au paradis des effets pyrotechniques car, aujourd’hui, on parle de Btoom!


Fiche Technique :
Scénarios : Jun’ya Inoue
Dessins : Jun’ya Inoue
Éditeur : Glénat
Date de sortie: février 2018
Pagination : 210 pages.
Sollicitation : Pour évacuer les derniers survivants, Perrier et son groupe doivent atteindre la salle des serveurs. De leur côté, Sakamoto et ses amis jugent la bataille terminée et savourent leur répit. Ils ignorent cependant qu’un avion suspect s’approche d’eux à grande vitesse… avec à son bord Xaviera et une escouade de drones américains. Ces engins sont-ils la plus grande menace à avoir jamais pesé sur les joueurs ?! Un violent choc est sur le point d’éclater sur l’île entre les deux grandes puissances internationales !

 

Dans le précédent épisode

Ryota est un jeune homme sans but réel dans la vie. La seule chose qui le passionne est un jeu en ligne appelé Btooom! . Un jeu dont le style ressemble un peu à overwatch et où deux équipes de joueurs s’affrontent à l’aide de grenades multiples et variées (incendiaires, fragmentation, chimique, etc.). Le jeu est son sanctuaire, il y est déifié, ce qui est normal quand on est le dixième joueur mondial. Cette routine confortable va connaître du jour au lendemain un bouleversement. Ryota va se faire kidnapper par des inconnus en costume. Peu de temps après, celui-ci se réveille à bord d’un avion, entouré par de nombreux inconnus qui semblent tous tout aussi surpris que lui de la situation. S’allume alors un écran géant où un Carlos sauce nippone leur explique qu’ils ont été sélectionnés pour participer à un jeu télévisé. Dedans, les participants s’y affronteront à mort à l’aide de BIM, une sorte de grenade intelligente, on retrouve des BIM incendiaires, à fragmentation, chimique … Coïncidence … Peut-être. Le gagnant repartira de l’île avec une jolie somme d’argent pour reprendre un nouveau départ. La condition de victoire est assez simple, il suffit de rassembler huit puces (chaque joueur en a une d’implantée dans la main) et donc, par la même occasion, mettre fin prématurément à la vie de sept candidats. Une fois l’indignation générale passée, le lecteur assiste à un drop en bonne et dûe forme des candidats façon PUBG. Après être arrivé au sol et avoir digéré le fait que sa vie était menacée, Ryota va être frappé par un fait troublant. L’émission télé ressemble à deux gouttes d’eau au jeu auquel il consacrait ses journées. Ainsi, commence pour le jeune homme sa course contre la mort …

Dans le nouvel épisode

Le jeu a connu de nombreux rebondissements. Un groupe de terroristes a pris le contrôle des locaux de la société organisatrice du jeu, afin de saboter ce dernier et, par la même occasion, dévoiler les réelles intentions du groupe financier caché derrière (devenir les maîtres du monde ! ). L’intrigue se déroule en deux temps. D’un côté, le groupe qui gère la prise d’otages et de l’autre celui qui part délivrer les joueurs encore en vie. Les survivants du jeu se sont quasi tous rangés derrière leur leader Ryota. La flamme de l’espoir renaît, bien qu’épuisé le groupe tente de mettre tout en œuvre pour sortir de cet enfer. Hélas, la direction du jeu ne l’entend pas de cette oreille. Il tente de reprendre le contrôle de la situation. Secrètement, elle arrive à contacter un groupe de mercenaires spécialisés dans le maniement de drones en zone hostile. Leur mission … Faire disparaître tous les témoins coincés sur l’île.

Burn, Burn, It’s a gonna Burn !

Le dessin est maîtrisé. Simple en apparence, il s’avère en réalité d’une précision remarquable. A tel point qu’on sent bien le mouvement dans les affrontements, et ce, avec beaucoup de fluidité. L’auteur accorde également une grande importance aux détails des expressions faciales de ses personnages, on s’écarte largement des canons traditionnels du genre.

Le scénario est cohérent, il ne tombe jamais dans l’excès des divers retournements de situation que l’on retrouve dans la plupart des séries de ce style. En plus, le background des personnages est fort développé, des principaux aux figurants, personne n’est oublié. Le récit est donc d’une richesse peu courante. Ce n’est pas le personnage pion 01 ou 02 qui meurt mais la petite mamy qui veut revoir son petit fils, la fillette qui a encore la vie devant soi, bref, chaque mort devient de plus en plus tragique au fil des tomes.

Battle Royal

Alors, beaucoup diront que c’est un Battle Royal bis et que cela manque d’originalité, mais Btooom! n’est comparable que sur la forme, le fond abordant beaucoup d’autres aspects.

L’œuvre se veut plus universelle que son aînée. Dans Battle Royal, les critiques sociales étaient plus orientées sur la société japonaise et ses dysfonctionnements. Certes, on y abordait des problématiques d’adolescent, mais celles-ci étaient, en fin de compte, fort secondaire. Tandis que sur l’aspect international, les autres pays dans le manga n’étaient que rarement mentionnés et leur vision du Japon se limitait à un regard extérieur au jeu en se disant à soi même « WTF? ».

Btooom!, quant à lui, aborde surtout les interactions sociales entre les humains et la misère sociale qui peut en découler dans sa globalité. Un père violent, une femme abusée, etc. On se trouve face, en tant que lecteur, à des situations moins spécifiques qui se trouvent dans chaque pays, il est donc plus facile d’être concerné par ce qu’on lit.

Un autre point où il se démarque, il ne tombe jamais dans l’abus de violence trash. Quand une scène devient trop violente, l’auteur prend la décision de suggérer au lecteur l’événement, il montre les blessures sans aller dans les détails de celle-ci. Là où, en comparaison, BR nous présentait des scènes macabres et fort explicites.

Enfin, le point le plus apportant qui fait la saveur de ce manga. La réflexion sur notre relation avec les médias, les réseaux sociaux et leurs travers qui est certainement devenue une question mondiale à ce jour. Par exemple, lorsque les premières images du jeu fuitent, la réaction des spectateurs n’est pas vraiment celle à laquelle s’attendrait le lecteur. Au lieu de se demander si ce qu’ils regardent est moral, ils s’interrogent sur le fonctionnement du jeu.

Sachant que les candidats ne sont pas choisis sur base volontaire, mais suite à une élection faite par un groupe d’individus proches ou non et qui a clairement plus des airs de délation. Ce qui laisse une interrogation importante au fil des tomes de la série et qui, dans un sens, peut interpeller le lecteur. Que feriez-vous si vous aviez la possibilité d’être juge et bourreau?

Btooom! tome 23
Btooom! est un manga qui se lit facilement, mais avec une réelle profondeur. Il n'y pas de longueur inutile dans le récit, celui-ci vous tiendra en haleine du début à la fin. Espérons que l'auteur ne fera pas de détour inutile dans la narration pour sortir plus de tomes.
Scénarios
Dessins
On a aimé
  • Le dynamisme des affrontements
  • La profondeur de l'histoire qui incite le lecteur à pousser sa réflexion sur la société actuelle
On a moins aimé
  • La motivation du grand méchant qui est un peu tirée par les cheveux
3.9Note Finale
Contenu non disponible.
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