Bloodborne, l'artbook officiel chez Mana Books - Comics Prime

L’arrivée d’une nouvelle « maison » dans le milieu éditorial est toujours une bonne nouvelle et un événement en soi. Surtout quand celle-ci choisi les jeux vidéos comme identité. Mana Books a-t-elle ce qu’il faut pour se démarquer d’un « Pix n Love » ou d’un « Third Edition » ? J’ai bien ma petite idée que je vous la partage dans cette review de l’artbook de Bloodborne.

Titre : Bloodborne, l’artbook officiel
Éditeur : Mana Books
Pagination : 255 pages
Date de sortie : 02/11/2017
Sollicitation : Entre rêve et cauchemar, peur et folie, le Chasseur arpente les rues de Yharnam à la recherche du mystérieux Pâlesang qui pourra le sauver. Châteaux en ruine, forêts, université, églises… La quête du Chasseur lui fera traverser un terrifiant univers gothique dans lequel il devra affronter les créatures d’épouvante qui se dresseront sur son chemin et triompher des Grands Anciens. Loups-garous, monstres cléricaux, géants, ombres de Yharnam, ou encore Micolash, hôtes du cauchemar : les ennemis terrifiants qui peuplent ce monde lovecraftien rivalisent de monstruosité et de détails glaçants.
De lieu en lieu, d’adversaire en adversaire, découvrez dans cet artbook officiel tout l’art de Bloodborne au travers de plus de 700 travaux préparatoires, croquis et illustrations oniriques.

« Artbook Officiel »

Bam ! Rien que cette appellation me dresse les poils. Mon amour pour la série des « souls » n’échappe à personne. Je pourrais en parler des heures faisant fuir mon interlocuteur de par mon flot d’informations qui n’intéressent que moi ou les joueurs des « souls ».

J’avais déjà critiqué l’ouvrage de « Third editions » qui tentait de dénouer les secrets de la saga (dont le deuxième volume est désormais disponible). Un excellent livre que je conseille grandement mais qui n’avait cependant rien « d’officiel ». Et pour un fan boy comme moi, ça laisse toujours un goût de trop peu.

Puis on a eu les comics « Dark Souls » chez Hachette Comics, et j’ai pleuré des larmes de sang.
Alors MERCI Mana Books. Merci de sortir un produit dérivé officiel de cette saga qui a touché tant de gens, le bien nommé Bloodborne !

Un monde d’une beauté effrayante

Vous vous réveillez sur une table d’opération, dans une vieille maison. Un homme peu rassurant vous propose de vous faire une injection de sang de Yharnam pour découvrir les mystères de la thérapie du sang. Une transfusion qui semble néanmoins nocive car vous vous évanouissez. A votre réveil vous découvrez un lycanthrope sorti d’une mare de sang qui prend feu à votre contact ainsi que de petites créatures peu ragoutantes qui vous grimpent dessus.

Un début aussi inquiétant qu’énigmatique alors, pas de temps à perdre !

Vous vous levez du lit et commencez à explorer ce qui ressemble fort à une pharmacie de l’époque victorienne. Lustres, lanternes, grandes bibliothèques et escaliers grinçants pourraient être magnifiques si ils n’étaient pas si délabrés.

Vous êtes terriblement seul quand vous tombez sur votre premier ennemi : un autre lycanthrope. Vous vous débattez tant bien que mal mais sans arme, vous ne viendrez pas à bout de cet adversaire.

Vous mourrez (habituez vous) et vous vous retrouvez dans le rêve du chasseur.

Ainsi commence votre quête dans la ville malade de Yharnam à la recherche d’un antidote et de la vérité.

Une quête ardue, éprouvante, mais ô combien fascinante !

FromSoftware a bien montré son talent pour raconter des histoires sans en avoir l’air. En effet, si le joueur ne s’implique pas un minimum, il passera à côté d’un scénario d’une profondeur incroyable. Cela passe aussi bien par les descriptifs d’objets, que par les diverses rencontres que l’on peut faire.

Par exemple, l’utilisation de certains objets à certains moments entraîne une modification des événements allant même jusqu’à influer sur la mort du boss. Ces subtilités dans le gameplay permettent au joueur de faire les liens entre tous les indices qu’il a trouvés précédemment. Un sentiment d’accomplissement incroyable qui rend la mort du boss beaucoup plus triste.

Et c’est là que réside le génie de FromSoftware, studio créé en 1986, mais qui est connu au-delà des frontières japonaises depuis 2009 (date de sortie de Demon’s Souls).

Une réussite !

Je ne vais pas faire du teasing indéfiniment, l’objet est d’une qualité remarquable.

La hardcover avec effet vieux cuir usé rend très bien. Et parlons-en de la hardcover ! Si comme moi vous êtes impatient, vous avez peut-être acheté l’édition américaine parue chez Udon qui était une softcover. Cet version de l’artbook coûtait aux alentours de 40€, soit 10 € de plus que l’édition de Mana Books ! Tout est dit.

Niveau contenu, on en a aussi pour son argent. Plus de 250 pages d’araignées à visages humains, de cadavres, de décompositions, de créatures inquiétantes, de pustules poisseuses et dégoulinantes mais aussi de décors gothiques somptueux.

N’oublions pas les environnements avec notamment une ville sombre et lugubre où l’on pourrait croiser un Jack l’éventreur à chaque coin de rue. Ville où on se surprend à déambuler parfois sans raisons, parfois pour contempler la lune, seul point de lumière dans ce monde ténébreux.

En bref, un magnifique ouvrage qui met à l’honneur le génie des chara-designers de FromSoftware.
Mais surtout un très bon début pour l’éditeur qui, je l’espère, saura continuer sur sa lancée. Quand on voit que ses prochaines parutions (Artbook) concernent Fallout 4 et Mass Effect, on peut être confiant.

Et qui sait, peut-être que nous verrons ENFIN arriver les 2 artbooks consacrés à « Dark Souls ».

Bloodborne, l'artbook officiel chez Mana Books
Un magnifique ouvrage qui met à l’honneur le génie des chara-designers de FromSoftware. Mais surtout un très bon début pour l’éditeur qui, je l’espère, saura continuer sur sa lancée. Quand on voit que ses prochaines parutions (Artbook) concernent Fallout 4 et Mass Effect, on peut être confiant. Et qui sait, peut-être que nous verrons ENFIN arriver les 2 artbooks consacré à « Dark Souls ».
Réalsiaton
Contenu
On a aimé :
  • La qualité de l'édition (la couverture, le papier,...)
  • La qualité des illustrations
  • Un objet de collection à prix abordable
On a moins aimé
  • L'absence d'interview des créateurs qui aurait rendu l'ouvrage hyper complet
4.5Note Finale

A propos de l'auteur

Lecteur poilu de comics depuis plus de 13 ans, mes premiers comics ont été Killing joke et Spawn. Mes goûts sont relativement variés. J'aime quand c'est sale (Preacher, Punisher), j'aime quand ça fait pleurer (Saga), j'aime quand c'est juste beau (Sandman, all star Superman), quand ça part dans tous les sens (adventure time, Madman, Scott Pilgrim ), quand ça défoule (Old man Logan, Ultimates, Butcher Baker), quand c'est irrévérencieux (Transmetropolitan). Fervent défenseur du Comics et travaillant à la FNAC de Bruxelles, je mets tout en oeuvre pour initier les gens à cet univers.

Articles similaires

Contenu non disponible.
Merci d’accepter les cookies en cliquant sur « Accepter » sur la bannière.

En continuant à utiliser le site, vous acceptez l’utilisation des cookies. Plus d’informations

Les paramètres des cookies sur ce site sont définis sur « accepter les cookies » pour vous offrir la meilleure expérience de navigation possible. Si vous continuez à utiliser ce site sans changer vos paramètres de cookies ou si vous cliquez sur "Accepter" ci-dessous, vous consentez à cela.

Fermer