Batman Tome 4 : Year Zero - Comics Prime

Peu après nous avoir offert un retour convainquant du Joker ; l’équipe star de DC nous propose la première partie d’une réinterprétation plutôt colorée des débuts de Batman en tant que protecteur de Gotham. Un pari audacieux quand on connait l’existence d’Year One d’un certain Frank Miller…

 Fiche Technique

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Scénario : Snyder Scott.
Dessin : Capullo Greg, Albuquerque Rafael
Editeur : DC
Genre: Horreur,Polar / Thriller,Super-héros
Date de sortie: 3 octobre 2014
Pagination: 192 pages

Synopsis : Il y a cinq ans, Bruce Wayne, jusqu’alors porté disparu, est revenu à Gotham, bien décidé à mener une guerre au crime. Mais le poids de son héritage le pèse, et son plus grand adversaire ne sera pas le Red Hood et son gang mais bel et bien une nouvelle menace issue des Entreprises Wayne ! (contient : Batman #0, 21-24)

Un retour en terre connue

Inutile de vous refaire le topo de ce qui a déjà été raconté mainte et mainte fois. D’ailleurs, le duo Snyder/Capullo ne veut pas perdre son temps ; on retrouve un Bruce déterminé dans sa croisade contre le crime (ici personnalisé par Red Hood et son gang) mais n’ayant pas encore trouvé l’idée de ce qui deviendra plus tard le croque-mitaine de la pègre locale. Avec un Red Hood devenant rapidement ingérable, l’héritier des Wayne devra changer son angle d’attaque tout en faisant son retour d’entre les morts aux yeux du grand public.

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On prend les mêmes et on recommence

Alors ce retour aux sources est-il bien nécessaire ? En toute franchise non, surtout quand on connait le potentiel du père Snyder. Quelques nouveaux éléments sont intégrés et essaient d’apporter un vent de fraicheur, mais cela manque clairement de consistance. Une fois la dernière page lue, une seule et unique question émerge ; qu’apporte donc cette remise à jour ? Hormis le fait de satisfaire des lecteurs quelque peu profanes sur le sujet (sérieusement?), l’intérêt du tome est clairement limité. Et même chose du ô combien talentueux Greg Capullo, qui nous a habitués à des planches beaucoup plus inspirées que ça et notamment pauvres en détails de seconds plans, peut être le résultat d’un rythme infernal à tenir. Mais attention ça reste du Capullo, et même en petite forme l’animal tiens la dragée haute à pas mal de dessinateur. Il suffit de voir les quelques moments clé que parcourt le tome (la naissance de Batman dans l’esprit de Bruce et le climax contre Red Hood) pour être mis d’accord sur le talent de l’homme à la casquette Black Label Society. Ne pas oublier aussi la présence de Rafael Albuquerque, qui le temps d’un back up lache les vampires américains pour rejoindre son acolyte scénariste.

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Une Gotham colorée

Ce qui peut aussi frapper, c’est le boulot de FCO Plascencia sur la colorisation, et ce boulot peut ne pas plaire à tout le monde. De grands aplats de couleurs viennent souvent parcourir les pages et cela crée un contraste énorme par rapport aux ambiances sombres connues depuis ces dernières années. Là aussi, un choix risqué, mais qui est totalement justifié et permet d’avoir une identité graphique propre.
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Un tome qui peut avoir un gout de petite déception pour certains, mais quand on voit le projet casse-gueule à la base, on se dit que c’était peut-être déjà joué d’avance. Reste à voir si la 2e partie décidera de relever la barre.

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