Batman Eternal Tome 4 - Comics Prime

Acte final d’une série fleuve de 52 numéros s’étalant sur une année complète, c’est avec méfiance et impatience que débute la lecture de ce quatrième volume.
Gros blockbuster comics ou bien saga anodine qui s’est voulue beaucoup trop ambitieuse ?  

batman-eternal-tome-4-270x417Fiche technique:
Scénario : Scott Snyder, James Tynion IV, Ray Fawkes, Tim Seeley, Kyle Higgins
Dessin : Collectif
Editeurs: Urban Comics
Sollicitation: Après une arrestation spectaculaire, l’impensable se produit lorsque l’incorruptible James Gordon se retrouve condamné pour bavure ! Le plus ancien allié de Batman se retrouve derrière les barreaux, alors que le mafieux Carmine Falcone réapparaît, bien décidé à débarrasser Gotham des « monstres » justiciers ou criminels. Tous ces événements convergent vers une machination tentaculaire… Contenu : #40-52 + Batman #28


De mal en pis

Ayant mis la main sur Nigma lors des dernières pages du précédent volume, notre chevalier noir favori sera poussé dans ses derniers retranchements au vu de la situation critique que vit Gotham actuellement. Désormais représentante légitime de la pègre de la métropole, Catwoman peine malgré elle à garder tout son petit monde criminel sous contrôle. L’Asile d’Arkham n’est plus qu’un amas de décombres et de ruines suite aux événements liés au Spectre et au Diacre Blackfire, ce dernier ayant eu la bonne idée de vouloir ouvrir une porte directe vers les enfers. Le nano-virus fait toujours des victimes et pour couronner le tout, une émeute à la prison de Blackgate est organisée par le Pingouin, bref il y a du boulot pour la bat-family ! Surtout que le cerveau de tout ce joyeux foutoir n’est toujours pas identifié et s’amuse toujours autant à envoyer Batman sur de fausses pistes. Mais la conclusion est proche !

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La dernière ligne droite

Commençant avec le même rythme soporifique que le troisième tome, on pouvait craindre que Snyder se soit à nouveau loupé sur le fait de fournir une conclusion digne de ce nom à un événement de cette envergure. Heureusement qu’il n’en est rien et une fois les trames secondaires misent au placard, on peut attaquer le morceau de choix. L’intensité augmente de façon vertigineuse dès la moitié du volume. Les acteurs sont mis en place pour un climax grand spectacle dans une Gotham en proie aux flammes. Et même si l’on retrouve encore un Batman au bout du rouleau, on est réellement pris dans le récit et on se retrouve avec la même envie que l’on avait il y a un peu moins d’un an, celle de connaître l’identité réelle de l’homme qui veut prouver que le concept de Batman est loin d’être éternel. Identité qui sera révélée heureusement dans les dernières pages après un twist quelque peu prévisible mais certes efficace.

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Classique mais efficace

Scott Snyder est fier de son travail sur Batman et il aime le montrer. Un peu à l’instar d’un Grant Morrisson et d’un Rick Remender, le papa d’American Vampire multiplie les références liées à son œuvre et n’hésite pas de faire intervenir quelques personnages de sa création. Je pense notamment au climax qui remet sur le devant de la scène l’une des meilleures créations du Bat-verse de ces dernières années. De mon côté, j’ai littéralement lâcher un râle de satisfaction en découvrant qui s’amusait à torturer notre héros pendant une année.

Pas loin de 23 dessinateurs se partagent les pages, Dustin Nguyen, David Lafuente, Aco et j’en passe. Hormis quelques choix déroutant concernant Catwoman qui change radicalement de look d’un numéro à l’autre, le costume d’Harper Row, l’exosquelette de Bane, cela reste globalement agréable à l’œil. Par contre grosse déception sur l’absence de Jason Fabok dans ce dernier acte.

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Une formule annuelle gagnante?

Même s’il peine sur la durée et que son scénario à tiroirs joue parfois en sa défaveur, Batman Eternal est bon. Une dizaine de numéros en moins n’aurait pas été de refus et malgrés la présence de quelques Deus Ex Machina visibles à des kilomètres, mais soit. Difficile de tenir la bride quand on se retrouve avec autant de créatifs œuvrant sur un même projet. Malgré ces petits couacs et facilité scénaristique, il y plane une ambiance similaire à Knightfall voir même celle des récents jeux vidéos. Le côté « plan à grande échelle » est omniprésent, la galerie de super-vilains uniquement utilisée pour pousser Batman à l’épuisement mental et physique est certes déjà vue mais étrangement efficace et paradoxalement, c’est ce qui fait sa force.

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