Archie VS Predator - L'absurde rencontre - Comics Prime

La rencontre de l’ado le plus connu des USA (et rien que là-bas) et du chasseur le plus impitoyable de la galaxie dans une histoire tirée par les cheveux… voilà ce qui vous attend si vous ouvrez les pages de Archie VS Predator.

Scénarios : Alex de Campi
Dessins : Fernando Ruiz
Coloriste : Jason Millet
Éditeur : Wetta
Style : Aventure
Date de sortie: Février 2018
Sollicitation :
ILS L’ONT FAIT ! L’enfant chéri de Riverdale contre l’impitoyable chasseur intergalactique : « Archie Andrews et sa bande, dont les éternelles rivales Betty et Veronica, reviennent du Costa Rica, où ils ont passé des vacances mouvementées… mais ce qu’ils vont subir à leur retour à chez eux est bien pire : quelque chose les a suivis depuis la jungle d’Amérique Centrale et se met à massacrer les adolescents de Riverdale. » Avant de renaître sous les crayons de Mark Waid et Fiona Staples dans la nouvelle série Archie, il a fallu mettre un point final à l’ancienne version… et c’est tout bonnement le Predator qui s’en charge en massacrant la bande de copains la plus populaire d’Amérique. « Le comic book le plus dingue que vous puissiez lire ! »

 

Mais qui est ce mec ?

Si vous êtes comme la plupart des gens, vous n’avez jamais entendu parler d’Archibald Andrews. Ce jeune adolescent de 77 ans, créé en 1941, est l’archétype du mec que l’on retrouve dans tous bon film américain typique. Mignon, aimé de tous, enchaînant les conquêtes, sportif et musicien, doué à l’école, rien ne freine son succès. Paru pour la première fois dans « Pep Comics », une revue dédiée aux Super Héros lui offrant alors quelques pages.

Archie vit à Riverdale et se retrouve bien malgré lui impliqué dans des histoires de meurtres, de complots, de trahisons, de tromperies et plus si affinités. Il faut au moins ça pour troubler la tranquillité et l’inintérêt qu’offre cette petite ville des USA. À peine un an plus Tard, en 1942,  l’histoire du gamin à la chevelure de feu est consacrée et se voit obtenir son propre comics ; Archie Comics, en toute simplicité. Il faudra par contre attendre les années 70 pour le voir tenter une incursion sur le sol Francophone (France, Canada, …) mais le succès ne sera pas au rendez-vous.

Jamais entendu parlé.

Effectivement, Archie est loin d’être une star chez nous, son arrivée en plein guerre du Vietnam n’est pas faite pour aider. La représentation de l’Amérique dans tout son cliché a probablement poussé le jeune arrivant dans le trou, en particulier quand le sous-titre d’Archie est « America’s typical teenager ». La Jeunesse européenne rejette catégoriquement tout ce qui a trait à la bonne famille,àa l’establishment et à l’Amérique. Tout ce que représente le comics Archie. Cet échec rebutera longtemps les éditeurs à s’essayer à la question Archie. 2017 sera l’année du retour grâce à la série Riverdale, distribuée chez nous par Netflix et nous entraînant dans la vie amoureuse et nunuche du héros, deux saisons d’un total de 25 épisodes dédié à ceux qui ont du temps à perdre. Puis ce fut l’arrivée papier d’Archie en France. Archie VS Predator… Un titre qui fait rêver, même si l’on ne connait pas le personnage. Cette histoire va t’elle suffire à le faire définitivement entrer dans le paysage Francophone d’Europe ?

 

Mais Pourquoi ?

Ce n’est pas la première fois qu’Archie rencontre un personnage venant d’un autre univers complètement distant du sien. Il a déjà partagé ses pages avec Kiss, le Punisher ou encore Glee (plus proche de l’esprit). Pour ce nouveau crossover, Archie Comics avait pensé à Godzilla ou encore Jason Voorhees, mais le Predator s’imposa comme le meilleur choix, Dark Horse Comics et la Fox, détenteurs des droits acceptèrent, et le projet fut lancé.

L’idée était de faire se rencontrer l’univers cartoon coloré d’Archie, avec celui sombre et sanglant du Predator. On retrouve donc des dessins proches des versions originales du comics dans le plus pur style rétro. Une envie de folie a donc pris la main sur Archie Comics pour nous livrer cette pure création issue des esprits les plus tourmentés du monde du comics.

Ça raconte quoi ?

Archie et sa bande gagne des billets pour une île paradisiaque, lors de leur séjour, ils vont tomber sur un ancien temple contenant une arme attirant irrémédiablement le Predator, une nouvelle fois à la recherche d’adversaires dignes d’intérêt. La malheureuse bande va emporter cet artefact à Riverdale, et avec lui, la malédiction qui pousse le chasseur alien à les traquer. Un scénario tiré par les cheveux, servant de prétexte à la rencontre, mais que l’on accepte sans broncher car le contexte (dessins rétro, humour décalé, …) se prête parfaitement à ce genre d’écart.

La bande d’amis va donc débuter un combat à mort avec la créature qui ne veux pas de bonbons, mais des crânes pour orner son vaisseau. S’ensuivra alors des déboires avec des sorciers, robots, monstres expérimentaux et femmes en petites tenues. A l’exception d’un vieux sage omniscient, les pages renferment tous les ingrédients d’un bon nanar (au sens noble du terme). L’ensemble est assumé jusqu’à la moelle, tant au travers des dialogues que dans sa conclusion et ça, ça fait plaisir à voir.

Enfin, les nombreuses allusions aux univers respectifs d’Archie et du Predator qui ne manqueront pas de titiller les connaisseurs des deux adversaires.

Le trait juste.

Le dessin est fidèle à ce que proposait Vic Bloom dans les années 40. Un trait simple, parfois même enfantin, ayant l’avantage d’être clair. Les images ne se perdent pas dans des montagnes de coups de crayons, les combats sont compréhensibles et la régularité des illustrations facilite la compréhension quand à qui est qui, grand plus quand on ne connait pas les personnages au préalable.

Cependant… Aie, il en fallait un… La couverture et les différentes versions alternatives proposées à l’intérieur sont tellement plus belles et intéressantes que l’on peut regretter que ce ne soit pas leurs auteurs (Eric Powell, Kelly Jones, Paul Pope, …) qui soient aux manettes du dessin. On a droit à quelques pépites véritablement intéressantes qui nous donne l’eau à la bouche tant elles sont remarquables, là ou le dessin global est tout simplement passable.

C’est Cool !

Malgré les dessins moyens, le scénario volontairement simpliste, ce comics se laisse lire avec plaisir, et on y prend goût. Ce qui peut sembler de prime abord à un sacrilège envers le monstre à grandes dents et à dreadlocks, se transforme rapidement en joyeux délire.

Comme si Robert Rodriguez et Tarantino avaient rencontrés l’univers du dessin.

De plus, un large passage nous apprend la genèse du projet et du personnage, ce qui nous aide à nous familiariser à l’histoire et aux protagonistes inconnus, ou presque, dans nos contrés occidentales. Une stratégie qui prend tout son sens pour mettre le pied dans la porte du monde du comics francophone et pour nous donner envie de découvrir d’autres croisements impossibles.

Et en bonus, des mini histoires en post-générique avec Hellboy, The Mask ou encore Sabrina l’apprentie Sorcière, qui contrastent fortement avec le Comics lui-même mais qui sont comme un digestif après un buffet à volonté. Alors si vous voulez vous attaquer à une aventure sans prise de tête, délire et sanglante, Wetta saura satisfaire vos envies grâce à cette édition française, également disponible en version collector et limitée. Faites d’ailleurs un tour sur leur site pour découvrir d’autres histoires originales sorties de la culture cinéma et pop comme Alien, Terminator, Robocop, et même du KISS.

Archie VS Predator - L'absurde rencontre
Comme si Robert Rodriguez et Tarantino avaient rencontrés l’univers du dessin. Une histoire tirée par les cheveux entre des ados et un Predator en forme.
Dessin
Histoire
Second degré
Predator
On aime
  • Le second degré
  • Le Predator
  • Les références cultes
On aime moins
  • Les dessins
  • La simplicité
3.3Note Finale
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