Anthologie DoggyBags - Comics Prime

La collection DoggyBags du Label 619 (gage de qualité) est un hommage aux pulps et au grindhouse. À mon grand dam, cette collection est terminée. Mais l’équipe a demandé aux lecteurs de choisir leurs dix histoires favorites. Cette anthologie vous propose donc ces dix récits.

Contributeurs : RUN, Singelin, Bablet, Hasteda, Mëgaboy, Giugiaro, Gasparutto, Amoretti, Ducoudray & Katrinka.
Éditeur : Label 619.
Collection : DoggyBags.
Date de sortie: 9 mars 2018.
Pagination : 368 pages.
Sollicitation : Si la série DoggyBags s’est terminée sur le tome 13, son esprit demeure ! C’est pourquoi la team 619 a concocté pour vous ce florilège des 10 meilleures histoires DoggyBags sélectionnées par les lecteurs après un concours organisé sur la page Facebook du Label. Des surprises vous attendent : des bonus tout frais à dévorer, un poster exclusif pour compléter (ou débuter !) en beauté votre collection…

Suspense

Fin 2010, RUN et ses acolytes ont démarré le concept de DoggyBags. Ils voulaient rendre un vibrant hommage aux pulps et à l’esprit Grindhouse ; inutile de préciser que le résultat a dépassé toutes mes espérances. Bref, sept ans et treize tomes (tous plus badass les uns que les autres) plus tard, ils ont demandé à leur lectorat de sélectionner dix histoires, les plus marquantes de ces treize tomes. Le résultat n’est autre que cette anthologie d’anthologie. Étant un fervent adepte, j’ai participé à ce concours et ai eu l’insigne honneur de faire partie des gagnants (insert_slip_en_carton_here). Pour une fois, j’ai eu le cul bordé de nouilles.

Je me permets d’enfoncer le clou concernant l’hommage que la collection DoggyBags souhaite rendre (et a rendu avec brio) à l’esprit Grindhouse (cinéma d’exploitation à tendance horrifique où l’on ne recule pas devant l’exhibition d’une paire de loches pour attirer le chaland) ainsi qu’à toute l’ambiance et à l’univers qui gravite autour de ce concept. Pour les retardataires, nous pouvons dire aussi que les pulps sont le pendant papier du Grindhouse (avec une impression grossière sur du papier recyclé (avant l’heure)).

Frissons

Durant la lecture de cette anthologie, vous accompagnerez une petite frappe capable du pire (pour 80 minables billets), un samouraï couard et mal inspiré, un père désespéré, des camionneurs aux prises avec des loups (mais pas que), un trio de vengeurs masqués durant le dia de muertos, des rednecks patriotes un peu trop zélés (deux fois), des gens dans des costumes de personnages Disney et des zombies, plein. Je ne rentrerai pas dans les détails dans la mesure où je bosse sur une Intégrale DoggyBags qui devrait sortir ce mois-ci sur votre site de comics préféré (je parle de Comics Prime).

Au niveau du format proposé, on part sur la taille des briques (nombre de pages oblige) standard dans le domaine du comics, ce qui nous donne une couverture rigide et quelques centimètres de plus que le format dans lequel sont sortis les tomes originels (même si, comme me le disait encore Lady Craft pas plus tard que la semaine dernière, ce n’est pas la taille qui compte). Avec ceci, nous retrouvons les autres « rubriques » qui font tout le charme des DoggyBags : le courrier des lecteurs, les dossiers relatifs aux sujets traités par l’histoire (ex : un mot d’explication sur les chapacabra, les wendigos et autres mises en contextes historiques), sans oublier le traditionnel poster.

En résumé, ce recueil est composé de la substantifique moelle de la collection DoggyBags, officiellement. Néanmoins, on ne peut pas la réduire à cette seule anthologie – dans la mesure où tout ce qui a été produit pour cette collection mériterait de s’y trouver. Et je vous invite grandement à la découvrir.

Horreur !!

Vous l’aurez compris, je suis un indécrottable fan de cet univers et la bafouille que vous lisez est tout sauf objective. Mais, malgré l’affection toute particulière que je porte à DoggyBags, cette anthologie me laisse un petit goût trop peu. Et ce pour une paire de raisons : premièrement, la collection est finie (et c’est vraiment tragique) ; deuxièmement, aucune des histoires scénarisée ou dessinée par Florent Maudoux n’est présente (et c’est vraiment tragique aussi).

Mis à part cette paire de déceptions, cette anthologie vous offrira du gore, du malsain, du pervers, du subversif, du surnaturel et j’en passe. Un très grand cru et un must-have pour tout adorateur de cette mouvance.

Anthologie DoggyBags
Subversion et perversion sont les maîtres-mots de cette anthologie qui reprend un (excellent) échantillon de l'hommage aux pulps et à l'esprit Grindhouse mené de main de maître par RUN et son équipe. Je ne peux que vous encourager à les découvrir ; ainsi que toute la collection. Bref, c'est tellement trash que ça en devient poétique. (C'est entre autres pour ça que j'ai attribué plus que la note maximale (qui est 5))
Dessins
Scénarios
Ambiance
Ce qu'on a aimé
  • Tout ce que représente DoggyBags
Ce qu'on a moins aimé
  • Aucune des histoires de Maudoux n'a été retenue
5.5Note Finale
Contenu non disponible.
Merci d’accepter les cookies en cliquant sur « Accepter » sur la bannière.

En continuant à utiliser le site, vous acceptez l’utilisation des cookies. Plus d’informations

Les paramètres des cookies sur ce site sont définis sur « accepter les cookies » pour vous offrir la meilleure expérience de navigation possible. Si vous continuez à utiliser ce site sans changer vos paramètres de cookies ou si vous cliquez sur "Accepter" ci-dessous, vous consentez à cela.

Fermer