Annabelle, Toy Story et Chucky - Quand les jouets prennent vie. - Comics Prime

Trois films, trois univers, trois ambiances, trois publics. Que vous ayez 7 ans ou 77 ans, il est probable que vous ayez vu, ou tout du moins entendu parler de l’un de ces films.
Trois sagas dont la suite est sortie récemment et dont il est grand temps de parler. Que vous aimiez l’humour, l’horreur ou le fun, vous serez servi !

Annabelle, une poupée qui faisait non.

Décidément, le chiffre trois est de sortie. Annabelle 3, La maison du mal nous replonge une fois de plus dans l’univers sombre des dossiers Waren initiés par James Wan avec Conjuring. Neuvième film de ce « CCU » (Conjuring cinematic universe) et loin d’être le dernier. On retrouve la poupée possédée, enfermée dans sa petite vitrine au beau milieu d’autres objets plus dangereux les uns que les autres. Comme vous vous en doutez, tout ceci ne va pas ce contenter de rester bien sagement sur des étagères et la situation va vite devenir cauchemardesque pour les occupants de la maison.

Comme souvent, on retrouve des points communs, des enfants en robes de chambre, des jump-scares, et des possessions en tout genre. Mais ce dernier volet est il à la hauteur? En effet, la Nonne fut une déception globale, de même qu’Annabelle 2. Ici, on retrouve enfin l’univers confiné et angoissant du premier film, sombre et inquiétant avec quelques très bonnes idées tant sur le plan technique que scénaristique. Bien entendu, les protagonistes sont toujours aussi stupides et agissent toujours comme si ils n’avaient jamais vu le moindre film d’horreur. Mais peu importe, on ne boude pas son plaisir et même les spectateurs sur-entraînés à ce genre de cinéma se feront prendre à sursauter à l’occasion.
En même temps, bien que ce soit le premier film dans le rôle de réalisateur pour Gary Dauberman (l’homme de la daube), celui si a une longue expérience comme scénariste d’épouvante avec autant de succès que d’échecs. Pour preuve, la liste non-exhaustive de Freddy, les griffes de la nuit, La nonne, Ça, Destination finale 5 ou encore L’antre de l’araignée.

Probablement pas au niveau d’Annabelle 1, mais largement au dessus des suites et probablement le meilleur film d’horreur actuellement au cinéma.

Toy Story, un ami de plastique.

Toy Story 4, un film attendu qui relève le défi de satisfaire petits et grands. Regardé, main dans la main, par plusieurs générations de spectateurs, voici la suite d’un film qui aura marqué l’histoire du cinéma.
On retrouve notre bande de jouets avec la nouvelle propriétaire de ces derniers. Les choses changent, des nouveaux personnages arrivent, de nouvelles aventures se dessines et Woody le premier, va vivre quelques histoires incroyables.
Premier constat, les effets spéciaux ont incroyablement évolués pour donner un rendu bluffant au niveau des textures. La ou Toy Story était un film d’animation, pn se retrouve aujourd’hui un film avec des jouets qui ont l’air bien vivants auxquels on serait tenté de croire.

Ensuite, le film n’a rien à envier à ses prédécesseurs et est probablement le meilleur de la série depuis le premier. Émouvant et amusant, ce dernier né est à marquer du symbole « culte » pour bien des aspects.  Enfin, si ce film est tellement parfait c’est principalement grâce à son histoire dont la base s’articule autour du refus de changement et du refus de dire au revoir. Thème déjà abordé dans les précédents films mais exploité à son maximum ici.

Sans en dévoiler d’avantage pour ne rien gâcher, ce film tourne une page émouvante sur l’univers de Buzz, Woody et toute la troupe qui ne manquera pas de faire monter les larmes aux yeux de ceux qui ont grandi en voyant le premier film Pixar au cinéma. De plus, en VF (comme en VO), les voix des protagonistes restent les mêmes, ce qui renforce notre tendresse.
Cependant, si il y avait un bémol à apporter ce serait au niveau de la débauche de « Star Talent » au niveau du doublage. Que ce soit Jamel qui nous fait du Jamel (comme toujours), Franck Gastambide pas au mieux de sa forme ou Angèle insipide, la VF des personnages secondaires et une déception totale. Seul véritable bonne surprise, Pierre Niney qui s’efface au profit de son personnage, ce qui est normalement le rôle d’une « voix » et que les autres semblent ne pas avoir compris.

Quoi qu’il en soit, n’hésitez pas une seconde à aller voir Toy Story si vous être plus bonne humeur qu’horreur.

Chucky, petit mais costaud.

Enfin, terminons cette trilogie du cinéma des poupées avec une suite enfin digne du personnage.
Attention, j’entends déjà grincer les dents, ce n’est pas une suite mais un reboot. En effet, ce Dernier Chucky prends le parti de réécrire la mythologie du roux le plus méchant du monde. La ou c’était l’histoire d’un tueur qui prenait possession d’une poupée, la trame  raconte ici simplement l’histoire d’un jouet avec des problèmes techniques qui pète un câble et  qui pète des crânes.

Les points positifs ? Premièrement la voix, l’un des plus grands doubleurs de méchants incarne le tueur, j’ai nommé Mark Hammill. Impossible de trouver une meilleur voix pour jouer le rôle vocal de ce personnage. Merci, merci, merci !
Ensuite, l’animatronique, en effet, bien qu’il y ait quelques effets spéciaux CGI et autre, l’animatronique reste l’élément principale des effets du film, la poupée, les morts, tout ces effusions de sang qui ont fait couler du liquide bien réel et qui nous redonne une douce sensation de film des années 90.
Enfin,il faut reconnaître que l’idée de replacer l’histoire dans un contexte contemporain ou la technologie dépasse ses utilisateurs avec une critique de notre addiction envers les intelligences artificielles et une grosse référence à Apple et à nos incohérentes pulsions d’achat est bien trouvé. Bien que déjà maintes fois développé dans l’histoire du cinéma.

Les points négatifs ? Étrangement toujours cette histoire de mythologie du personnage. Les enjeux sont moins haletants, le méchant Chucky moins méchant, moins psychopathe , le méchant moins impressionnant tout simplement. Quand il était question d’un tueur fou qui massacrait pour son plaisir et également dans le but de devenir quasiment immortel avec l’urgence que cela engendrait, le spectateur était constamment sur le fil du rasoir. Dans cette nouvelle version, nous sommes simplement face à un objet défectueux, certes qui apprend et devient chaque jour plus dangereux, mais qui reste un objet sans âme, et ça change TOUT !

CEPENDANT, il y a un aspect qui compense chaque maladresse, chaque faux pas… L’humour. Impossible de ne pas rire haut et fort tant les meurtres et situations sont volontairement grotesques, drôles, folles. Grace à ce dernier né, Chucky est re-devenu une comédie d’horreur !

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