American Vampire Tome 6 "une virée en Enfer" - Comics Prime

Scott Snyder et Rafael Albuquerque nous reviennent avec leurs potes pour une anthologie sanglante à travers plusieurs époques de l’histoire des États Unis . Du côté de nos deux habitués garderont-ils le niveau qui a fait la renommée de la série ? Leurs invités réussiront-ils à faire vivre cet univers à la fois classique et avec tant de particularités qui font aussi son charme ?

Fiche Technique

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Scénario : Scott Snyder (mais aussi, exceptionnellement : Becky Cloonan, Francesco Francavilla, Jason Aaron, Jeff Lemire, Gail Simone, Gabriel Bá, Fábio Moon, Greg Rucka).

Dessin : Rafael Albuquerque (mais aussi, exceptionnellement : Becky Cloonan, Francesco Francavilla, Ivo Milazzo, Ray Fawkes, Tula Lotay, Gabriel Bá, Fábio Moon, JP Leon, Declan Shalvey).
Couleurs : Dave McCaig, Jordie Bellaire.

Editeur : Urban Comics (en vf, Vertigo en vo).
Collection :
Vertigo classiques
Genre:
Aventure Fantastique/Horreur.
Date de sortie: 12 septembre 2014
Pagination: 144 pages (Contient : American Vampire Vol. 6 : The Long Road to Hell + American Vampire Anthology #1)

Synopsis : Depuis des siècles, les vampires vivent parmi nous, occupant à notre insu les postes d’influences pour chaque jour asseoir d’avantage leur pouvoir sur les faibles être humains que nous sommes. L’Histoire des États-Unis n’échappe pas à ce schéma, et renferme depuis l’aube de sa création de nombreuses histoires liées aux terrifiants buveurs de sang.
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« Tu n’es pas très malin, hein, Fiston ? Personne ne te demande ton avis. TU es des nôtres, un point c’est tout. Les morsures sur vos cous sont des marques de propriété. Vous êtes tenus d’obéir à mes ordres. »

Du fantastique à l’horreur :AV6 MID2

Le département graphique de ce tome 6 est donc l’oeuvre de pas moins de  10 personnes. Même si Albuquerque reste le responsable de la plus grande partie des pages ici. Albuquerque, justement parlons-en, l’univers reste définitivement lié à son style et on ne peut que constater qu’il fait de l’excellent travail. Rien à redire donc de son côté : c’est beau, c’est dans le ton, c’est dans le sanglant, c’est juste, ca fait mieux que servir le propos, ca le complète naturellement, Snyder et Albuquerque c’est une équipe qui roule, a mon avis mieux même que Snyder et Capullo sur Batman (mais c’est vrai que les récits de Snyder sur l’homme chauve-souris peinent à m’en remuer une, permettez moi l’expression, depuis un paquet de temps).

Pour le reste du Casting, on a de l’excellent : pour ne citer qu’elles : becky Cloonan, Tula Lotay qui à mon avis tiennent le haut du panier parmi les dessinateurs invités. Puis on a ceux qui je classerai dans le « ils doivent avoir leur public » : Ivo Milazzo  dont le style peint m’a arraché les yeux. Et puis mention what the fuck pour Ray fawkes qui s’est essayé à un nouveau style qu’il ferait bien d’abandonner tout de suite.

Du classique à l’anecdotique :

Comme je le disais au dessus, Snyder se montre bien plus à l’aise sur American Vampire qu’il ne peut l’être dernièrement sur le titre phare de chez DC à savoir Batman. A chaque critique d’un tome de American Vampire j’encense le travail de l’équipe créative, il en va de même ici même si on a droit à un récit plus anecdotique sur des nouveaux personnages, un couple en vadrouille, vivant d’amour et de rapines. Ils s’enfoncent bien entendu dans les problèmes et doivent fuir jusqu’à croiser la route du chasseur de vampire le plus rock’n’roll des usa : Travis Kidd.

Pour les autres récits : on a dans l’ordre :

– Une histoire vraiment trop courte des mêmes Snyder et Albuquerque. Skinner Sweet n’a vraiment pas que des amis.

– Une histoire d’indiens confrontés aux vampire par Jason Aaron et Declan Shalvey (que Urban a oublié dans les crédits)

– Une histoire bien trop longue racontant les mésaventures d’un couple de citadins s’établissant à Topeka dans le Kansas. (Albuquerque au scénar., Milazzo à la peinture)

– L’excellent Lemire, scénariste canadien qui adore parler de son pays natal. Avec le normalement très bon Ray Fawkes. Ils nous livrent une histoire qui pourrait s’appeller : « Dans la forêt Canadienne, personne ne vous entend crier ».

– Becky Cloonan seule pour raconter et illustrer Skinner Sweet dans ses débuts au cinéma.

– Francavilla également seul pour une histoire sur le milieu vampirique d’hollywood en 1925.

– une gouleyante histoire de Gail Simone et Tula lotay sur le même hollywood en 1925.

– une histoire jazzy dans le new york des années 40 par Bá et Moon.

– Greg Rucka et JP Leon dans un récit se passant à Portland également en 1940 et nous narrant une histoire de ce qui semble être Skinner Sweet blessé. Mention spéciale pour l’expression : « Que le diable me patafiole ».

En guise de conclusion :

Vous l’aurez compris tout au long de cet article. Même si c’est un tome spécial qui ne fera quasi pas avancé l’histoire principale de American Vampire, elle a l’avantage d’élargir l’univers des vampires américains et de nous donner une ambiance dure et sombre non sans rappeler certains récits de la conquête de l’Ouest, cet esprit typiquement Américain d’opportunisme, du fameux « survival of the strongest », le crime paye pour les plus malins et les autres crèvent comme des chiens.

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