ABSOLUTE STAR WARS : DARK VADOR  - Comics Prime

A quelques semaines de la sortie du prochain Star Wars, plongez avec nous dans cet Absolute intergalactique teinté de noir, regroupant trois ans des aventures papiers du seigneur Vador.

Scénarios : Gillen Kieron
Dessins :Larroca, Salvador
Coloriste :Delgado, Edgar
Éditeur : Panini Comics
Style : 100% Star Wars
Date de sortie: 15 Novembre 2017.
Pagination : 704 pages.
Sollicitation :
Après la destruction de la première Étoile de la Mort, Dark Vador est le seul survivant de la plus grande défaite de l’Empire Galactique.
Comment le Seigneur Noir des Sith recouvrera-t-il sa puissance ?
L’intégralité de la série Dark Vador de Kieron Gillen et Salvador Larroca dans un format prestigieux.

 

Qui, Quoi, Quand, Comment?

C’est en 2015 que débute l’aventure Dark Vador ou Darth Vader selon vos préférences. Aux commandes, Kieron Gillen (The Wicked+The Divine, Young Avengers, Thor, …) qui scénarise ce premier opus intitulé sobrement « Vador ».
Du côté dessin, c’est l’espagnol Salvador Larroca qui s’y colle (Ghost Rider, les 4 fantastiques, …). S’ensuivront alors 4 intégrales qui, une fois combinées, regroupent 23 albums. Et telles des poupées russes de papier, cet Absolute contient les 4 intégrales insérées dans un superbe coffret.  Mais assez de chiffres, parlons du comics lui-même. N’ayant jamais lu la moindre histoire de cette saga, le défi était de taille, plus de 700 pages de combats de sabres laser, de vaisseaux, de pistolasers et de droïdes… Mais… en moins d’une semaine, j’avais avalé l’entièreté de l’Absolute et j’en redemandais.

Pourquoi et comment ?

Recette d’une réussite:

Avant tout, les dessins sont absolument magnifiques, et plus on avance dans la lecture, plus les dessins deviennent impressionnants. On ressent que Larroca s’approprie de mieux en mieux les personnages, qu’il assume son style et qu’il se bonifie.

Certaines pages et même certaines doubles pages mettent en avant une scène, un instant figé, parfois sans dialogue, et toujours majestueux.

L’illustration représente à elle seule la grandeur du seigneur noir et sa puissance.

Seul petit bémol au sujet dessin, la représentation des figures connues comme Luke, Han, … Qui, parfois, ont de drôles de têtes, comme une photo passée à l’effet BD sur Photoshop… Mais au vu de la qualité générale, on passera ce détail sous silence sans remords.

 

En plus du coup de crayon magistral, le scénario original est tout aussi accrocheur.

On suit Vador/Anakin après la destruction de l’étoile de la mort. Ce dernier devra allier son désir de retrouver le Jedi responsable de la destruction de la base (et accessoirement son fils) tout en respectant les souhaits de l’empereur ; détruire la résistance en ne servant ni plus ni moins que de bras armé à la solde de simples soldats.

Cette humiliation poussera Vador plus profondément encore dans les bas-fonds du côté obscur.

Nous croisons alors la Princesse Leia, Chewie, R2 et C3PO, mais aussi Boba Fett, Jabba et bien d’autres personnalités de l’univers Star Wars et qui titillent l’âme des fans que nous sommes.

Autre personnage principal, le docteur Aphra (ayant droit à sa série de comics depuis 2016), sorte de Han Solo féminin, accompagnée de ses droïdes tueurs, pendants obscurs de R2 et C3PO et véritable touche humoristique de la saga.

Cette aventurière sans scrupules se met au service de Vador tout en entretenant une étrange relation avec le seigneur Sith au croisement entre terreur et fascination.

Tout ce petit monde va se croiser, se combattre et s’entre-tuer pour notre plus grande joie, le tout sur fond de respirateur et d’étranglements de force.

Un seul point noir est à relever concernant le scénario.

La vulnérabilité de Vador. Bien entendu, le Sith nous démontre régulièrement être capable d’une immense violence dénuée de pitié, mais par plusieurs fois, on découvre également les rémanences d’Anakin sous le masque noir, soumis à l’empereur, soumis à sa vanité ou encore soumis à sa colère. Un développement intéressant, mais qui a tendance parfois à désacraliser la figure du plus grand méchant de l’histoire du cinéma.

Heureusement, rien qu’un coup de sabre laser ne saurait faire disparaitre, et quelques cadavres plus tard, son ombre flotte à nouveau sans partage sur l’univers.

Cette série faisant partie de l’univers Canon (officiel selon Lucasfilm), elle permet de mieux comprendre certains événements survenus entre l’épisode 4 et 5 et surtout de mieux comprendre les motivations de Vador.

En conclusion, nous sommes face ici à de l’excellent Comics et à de l’excellent Star Wars qui offre une nouvelle perspective sur toute la saga passée et à venir. De quoi ravir les fans et probablement séduire les néophytes.

En trois mots, Brillant, Sombre et Addictif.

A quand la suite ?

 

ABSOLUTE STAR WARS : DARK VADOR 
Si vous aimez Vador (qui ne l’aime pas ?), si vous aimez les beaux dessins, si vous aimez la violence et si vous aimez tout simplement Star Wars, cette superbe édition Absolute est faite pour vous. Découvrez le seigneur Sith comme jamais et enfilez votre combinaison de Storm trooper sur fond de John Williams pour en savourer la moindre miette.
Dessin
Scénario
Ce qu'on a aimé
  • Dark Vador
  • Les dessins
  • Le scénario
Ce qu'on a moins aimé
  • Des dessins parfois trop réalistes
  • L'humanité de Vador
4.5Note Finale
  • Benjamin Delautre

    Plutôt d’accord avec toi sur la qualité globale de l’oeuvre. Mais j’ai tiqué sur un passage de ton article :
    « Un seul point noir est à relever concernant le scénario.

    La vulnérabilité de Vador. Bien entendu, le Sith nous démontre régulièrement être capable d’une immense violence dénuée de pitié, mais par plusieurs fois, on découvre également les rémanences d’Anakin sous le masque noir, soumis à l’empereur, soumis à sa vanité ou encore soumis à sa colère. Un développement intéressant, mais qui a tendance parfois à désacraliser la figure du plus grand méchant de l’histoire du cinéma. »

    Cette vulnérabilité ne désacralise en rien le personnage, mais plutôt une construction mythique qui s’est faite du personnage par les fans. Dans les films, il est montré à de nombreuses reprises les vulnérabilités de ce grand méchant. Il suffit de repenser à la fin du 5ème volet quand il fait tout pour convaincre son fils de le rejoindre. Alors que l’empereur lui a bien ordonné de le convertir ou de le détruire. Pour ma part, le fait qu’il privilégie de le persuader à ce point, allant jusqu’à rendre la fuite de Luke possible, est déjà un indice de cette vulnérabilité.
    Pour aller encore plus loin et avoir des certitudes, il suffit de revoir la scène où Luke confronte Vador juste avant de rejoindre l’empereur (https://youtu.be/en8bh60K7m8?t=2m22s). Luke prie son père d’abandonner la haine, de redevenir Anakin. Ce à quoi Vador répond sur un ton particulier : « Il est trop tard pour moi, mon fils. » Autrement dit, Vador n’est pas convaincu totalement du bien fondé du chemin qu’il a emprunté et du côté obscur. On peut imaginer qu’il a souvent des moments de doute.